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 Chapitre 4

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narrateur
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Feuille de personnage
Race: toutes les races possibles sur Cairn
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MessageSujet: Chapitre 4   Ven 14 Mai - 13:53

~Une soirée comme les autres ? Hooo que non. Dans là nuit d’une lune bien pleine Tari avait fait un étrange cauchemar.
Kin s’était rendue en forêt noire pour retrouver le directeur des Lapis-Lazuli, sous les ordres d’une démone du nom de Thenaga Black. La demoiselle maudite n’avait pu aller à l’encontre de cet ordre. Croisant sur sa route le surveillant Mihael, ils seront plongés dans un monde étrange où le temps s’y écoule plus vite que sur le domaine de Cairn. Mourrant de soif et de faim, ils finiront pas trouver la solution et quitteront ce monde. Kin blessé, lancera l’alerte au château, envoyant elfes et surveillant au secours de Mihael…
Lorsqu’elle sera portée à l’infirmerie, sera découvert la démone Thenaga, en combat singulier contre le médecin Raphaël, pour tenter de récupérer Jack.~


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Interprétation, le futur en dépend sûrement ! (bibliothèque)


Tari, Gin/kira

Tari n'avait même pas prit la peine de s'attacher les cheveux avant de sortir de sa chambre. Pour tout dire, elle était assez pressée et s'occuper de ses cheveux était vraiment le cadet de ses soucis. Le cauchemar l'avait vraiment troublé et elle espérait pouvoir un peu l'interpréter.
Ayant pour thème principal le parchemin qui venait de disparaître, elle risquait de rapidement tourner autour du pot ! En tous cas, elle espérait pouvoir consulter des livres qui pourraient l'aider dans son interprétation.

Malgré l'heure matinale, elle pénétra dans la bibliothèque et referma la porte derrière sa louve. La dernière fois qu'elle avait mis les pieds dans cet endroit, elle s'était faite jeter en compagnie de Kin et de Jack, un ami de Nialcen, parce que la torche volante avait un peu abîmé des tables et apparemment, certains livres.
L'elfe salua poliment la bibliothécaire avant de s'installer sur l'une des tables que comportait l'endroit. Elle était pour le moment seule, mais elle ne doutait pas que l'endroit se remplirait de quelques élèves qui voulaient réviser ou simplement lire.

Dia s'allongeant aux pieds de sa maîtresse, souhaitant bien finir sa nuit dans le calme. Sa protégée, elle, sortit son bloc note et un crayon. Elle aurait bien dessiné la Bête qui l'avait retenue, si seulement elle savait à quoi elle ressemblait. Tari secoua la tête, cela viendrait plus tard.
Elle se remémora son cauchemar qui pour elle était bien trop réaliste pour être un simple rêve. Elle négligea dans un premier temps le passage avec la licorne agonisante, le plus "intéressant" commençant peu après.
Après ce flash, Tari s'était retrouvée dans le noir le plus complet. La Bête s'était trouvée dans son dos. L'elfe avait avancé, espérant lui échapper. Elle avait heurté de la pierre. Après réflexion, cette pierre avait été taillée, comme celles qui constituaient un quelconque édifice. Elle avait donc été dans une pièce, le noir pouvant indiquait une pièce souterraine ou au sinon aucune fenêtre.

"Réfléchissons !" murmura l'elfe pour elle même.

D'après le parchemin, une Bête avait été offerte à Cairn. Et d'après son propre rêve, Tari avait été en contact direct avec cette Bête. Cela pourrait signifier que la Bête était toujours dans l'enceinte de l'école, enfermée dans une pièce ... peut-être dans un souterrain. Elle nota sur un papier, l'existence possible d'un souterrain.
Mais la Bête avait mentionné avoir mangé une Lapis-lazuli, cela voudrait dire qu'elle a la possibilité de sortir de cette pièce.
Tari tapota la feuille de papier avec son crayon, le regard dans le vide, cherchant quelque autre indice qui pourrait lui dire ce qu'il s'était passé cette nuit là. Elle écoutait d'une oreille distraite le silence qui l'entourait, la tête posait sur son poing gauche. Le silence ...
La demoiselle se redressa. Dans cette salle, le silence n'avait jamais été total. Quand la Bête lui avait parlée ou même quand elle respirait, le son n'était pas tout à fait net, il y avait eu des échos.
Des échos et une pièce en pierre ... une alcôve peut-être. Elle le nota. Peut-être y avait-il une église dans les environs.

Mais comment avait-elle était menée là-bas ? Il y avait eu un flash blanc avant d'arriver dans cette pièce. Il y en avait eu un autre dans elle était "réapparue" dans l'un des couloirs de Cairn. C'était à ce moment là qu'elle avait une impression d'illusion. Si ce qu'elle avait vécu à Cairn avait été une illusion, pourquoi ce qu'il s'était passé avec la licorne n'en avait pas été une ?

Peut-être que quand elle avait cru aller voir cette licorne, il s'agissait bien d'une illusion et que pendant ce temps, elle avait été amenée face à cette Bête. Plusieurs hypothèses étaient possibles. A l'inverse, ce que la jeune femme avait vécu depuis la Bête jusqu'à son réveil pouvait être aussi une pure illusion.
Mais Tari avait la sensation que le passage avec la licorne et la Bête avait était bien réel. Dans ce cas là, le flash blanc aurait pu être une téléportation des jardins de Cairn jusqu'à l'endroit où se trouvait la Bête.
Par contre, le fait qu'elle soit revenue à Cairn et que Kin soit "démantibulée", il s'agissait bien d'une illusion. Mais le fait qu'elle est dite l'emplacement du parchemin, cela ne faisait pas parti de cette illusion.

Tari nota les diverses hypothèses qui lui traversaient l'esprit au sujet de cette nuit là. Elle s'était réveillée encore habillée des mêmes vêtements dont elle s'était vêtue pour aller voir la licorne. Cela renforcée son opinion qui disait qu'elle avait peut-être été téléportée des jardins où agonisait la licorne jusqu'à l'endroit où se trouvait la Bête.
Maintenant, il restait plus qu'à faire part de tout cela à Kin. A condition bien sûr que tout ce que Tari avait vécu été bien une illusion ou un rêve. Ce qu'il restait à faire, s'était attendre l'arrivée de son amie.

Un jour nouveau…
Le soleil se lève sur un horizon bouché, calfeutrant les rayons vifs et chaleureux de l’astre immortel. Dans sa chambre, le vampire s’éveil dans le noir complet. Ses rideaux épais bouchent ses fenêtres, il n’a pas besoin de voir la lumière pour savoir que le matin est arrivé.
Les oiseaux chantent et l’un d’eux aura choisit son rebord de pierre pour piailler.
La mélodie des nocturnes est plus douce aux oreilles solliciteuses de calme…

Lentement, le demi-vampire se relève de sa position assise sur le lit, le dos en appui contre le mur à la tête de sa couche. Reposer couché… c’était la position du mort, il n’y avait donc rien de plus désagréable pour lui que de dormir ainsi.
Le temps de se préparer et de quitter son aile devient une nécessitée. Avant que les cours ne commencent, un tour à la bibliothèque pour éveiller ses sens… Kira descend le long escalier tournoyant tout au long de la coupole du hall, déjà quelques mouvements d’élèves en direction de la cafétéria.

Observant d’un œil distrait les mouvements, Kira percçoi déjà quelques rumeurs.

«-Parait qu’y’a eu un truc grave à l’infirmerie hier soir…
-Ha oui ?
-Ouais les docs ont du s’battre contre un démon j’crois.
-Tu crois qu’y’a un rapport avec les blessures du surveillant nocturne et de Kin ? »

L’ombre fluide qu’est sa silhouette se glisse par la grande porte, saluant Igina d’un signe bref de la main. Vêtu tout de noir, arborant un sourire sur le masque de ses émotions, Kira s’engouffre entre les rayons, cherchant des yeux un livre attirant son intarissable curiosité.

Le soleil continue sa lente ascension, passant la ligne des nuages ensanglantés, s’extirpant du bain qui l’a vu remporter ce nouveau combat contre la nuit. Un astre neuf éclair le pays, chantant sa victoire… jusqu’à la prochaine défaite.
Les autres et larges baies vitrées éclaires la bibliothèque de lueur ocre et douce…
Kira reste dans l’ombre de l’une des hautes étagères, le regard attiré par une silhouette qu’il a déjà croisé ici, en compagnie d’une chevelure flamboyante et d’un caractère prononcé. Tari, c’était bien son nom…

Sans se faire voir d’où il se tien, Kira prend son journal intime entre les mains. Feuilletant quelques passages, il se remet en mémoire sa dernière rencontre avec cette demoiselle.
S’approchant calmement d’aile, de son teinte cireux et de son regard d’ébène, il étire ce même sourire étrange, avant d’ajoute d’un ton normé :

« Salut Tari… Tu n’es pas avec ton amie aujourd’hui ? »

S’installant comme un sans gêne devant elle, il dérive son regard sur une pile de livres laissés là. S'en saisit calmement d'un, de ses longs doigts pâles révélés à la lumière du soleil levant, il l'ouvre en faisant mine de lire la préface.

« Tu m’dis si j’te dérange, j’avais besoin de compagnie. »

Une gêne s’inscrit sur son masque d’expression, alors que son regard profond se reporte sur celui de la demoiselle.

Tari soupira. Cherchait ainsi sans support, elle n'arriverait pas à grand chose. Observant les mots qu'elle a rapidement noté, elle se leva. L'elfe parcourut les rayons de la bibliothèque, essayant de trouver un quelconque livre qui pourrait l'aider dans ses recherches.

Autant commencer avec ce qu'y semblait le plus simple : un sort de téléportation ou d'illusion ... ou au moins un sort ou autre qui se rapprocherait de ses dernières hypothèses. Ensuite, un plan de Cairn ne serait pas inutile. Mais si les souterrains avaient été maintenus secret pour une raison ou pour une autre, cela ne servirait à rien d'essayer de chercher sur un plan pour voir où elle avait été retenue captive pendant quelques heures la nuit dernière. Elle ne prit donc que quelques livres sur des sorts ou bien des sceaux. Qui sait, elle trouverait peut-être ce qu'elle cherchait.

La demoiselle se réinstalla à sa table, posant les livres près d'elle. Elle jeta un rapide coup d'oeil à sa louve. Cette dernière dormait bien tranquillement sous la table, à ses pieds.
Tari feuilletait un livre en regardant fréquemment son papier où ses hypothèses étaient marquées. A la limite, pour l'alcôve ou les souterrains, elle demanderait à Daniel ou quelqu'un d'autre qui pourrait être au courant de cela.
De ce fait, elle n'entendit pas un élève entrer dans la bibliothèque. A vrai dire, elle était bien trop occupée pour vraiment s'en apercevoir. Elle ne tendait qu'une oreille distraite à l'endroit, même si elle était plus que concentrée sur sa lecture.
Tari ne releva le regard que quand l'élève en question vint l'aborder. Elle le scruta quelques instants. Elle l'avait déjà vu, à la bibliothèque justement, en compagnie de Kin ... son nom était Kira, si elle se souvenait bien de ce qu'il avait dit.

"Bonjour Kira ... non, je suis venue ici directement après m'être levée ! Je n'ai donc pas croisé Kin."

Sans plus de cérémonies, l'elfe se replongea dans sa recherche. Elle ne fit guère attention à Kira qui s'installait devant elle et qui prenait un livre. Elle lui lança un bref regard après sa dernière remarque.

"Non, tu ne me gênes pas."

Enfin, si il continuait à vraiment la déranger, là, il la gênerait. Mais ils n'en étaient pas encore là. En attendant une reprise ou non de la conversation, l'elfe continuait sa lecture tout en repensant à son rêve si étrange, qui lui laissait une bien curieuse impression. Elle espérait que Kin la rejoigne bientôt.

Le vampire resta donc silencieux, un demi sourire aux lèvres pendant qu'il lisait la préface du livre choisis sans préférences.
Après une minute de calme, son regard ténébreux se tourne sur l'origine du livre de la demoiselle, avant d'énoncer de sa voix calme et douce:

"... Hum... Sortilèges d'illusions? J'en connais un rayon là-dessus. Qu'est-ce que tu cherches à savoir? Ça serait certainement plus rapide que je t'expose mon savoir limité que de lire ses pages. Non?"

Se plantant devant elle, assis à cette même place, il laisse son livre ouvert entre ses coudes repliés, soutenant de ses mains son visage souriant sur sa peau de nacre, ses cheveux obscurs retombant en mèches éclatées devant ses yeux.
Les rayons du soleil levant rencontre quelques obstacles nuageux, réduisant la lumière chaude qui traverse les hautes vitres de la bibliothèque. Une ambiance plus terne marque les lieux de calme et de lecture...

Les élèves arrivent en quelques minces poignées, rendant quelques livres avant de s'éclipser, ou s'attardant entre les hauts rayons de bois sombres, à la recherche du savoir écrit.

Observant la demoiselle sans relâche, il s'attarde sur la couleur de sa peau, de ses yeux, de ses cheveux... de la souplesse qu'ils prennent et de la vivacité de ses iris...

Une mèche tomba devant les yeux de l'elfe. Finalement, elle aurait peut-être dû se les attacher ! Enfin bon, Tari remit la mèche derrière son oreille tout en continuant sa lecture. A cette vitesse, Cairn sera sûrement pris ! Et aucun moyen pour faire une recherche rapide sans inquiéter quelques gens qui s'empresseraient de tout raconter à d'autre pour finalement faire le tour de l'école en seulement quelques minutes.

Elle releva la tête quand Kira parla. Elle prêta une oreille assez attentive à ses paroles. Ainsi, il pourrait peut-être l'aider. Sa recherche irait peut-être plus rapidement comme ça ... avec un peu de chance.

"Si tu pouvais ainsi m'aider, ça m'avancerait assez ! En fait, ce que je cherche à savoir c'est si il existe un sort ou quelque chose dans ce goût là qui permet à quelqu'un de téléporter ou de leurrer une autre personne."

Tari cherchait ses mots. Comment ne pas tout dévoiler tout en demandant des renseignements dessus ? Le plus dur serait peut-être d'expliquer le flash blanc qui était survenu avant sa rencontre avec la Bête et avant son "retour" à Cairn ! Elle inspira, essayant d'expliquer ce flash blanc sans dire grand chose.

"Je cherche un sort qui, d'illusion ou de téléportation, qui produit un flash lumineux blanc avant d'être lancé ou pendant son lancement."

Elle scruta Kira qui était toujours en face d'elle, tapotant son papier avec son crayon. Si il pouvait lui donner quelques informations utiles, cela l'aiderait beaucoup.

Le vampire hausse un sourcil, son sourire s'effaçant lentement sur son visage blême, plus gris maintenant que la lumière se dissipait. Une téléportation? Avec une illusion?

"Et pourquoi la téléportation ne ferait pas partie de l'illusion. Si quelqu'un est capable de faire croire quelque chose à une autre personne... la téléportation ne sert pas à grand chose."

Portant une main à ses propres lèvres, il passe son index sur sa bouche d'un geste lent, effleurant son menton du pouce avant de baisser le regard. Les détails donnés par la demoiselle étaient... assez étrange pour n'être qu'un simple fait de curiosité.

"Tu parles d'un exemple précis? Les illusions y'en a tout un tas...
Et ça part du simple sortilège à la capacité naturelle d'une créature... Si tu veux que je te réponde... hum... Il faudrait que je sache quand ça se passe... et les conditions dans laquelle l'illusion s'est passée. Tu en sais d'avantage ? Ou c'est tout..."


Un nouveau sourire s'inscrit sur ses lèvres... un sourire tenté calme et serein.
Cette jeune fille… elle était Lapis-Lazuli… Quel pouvait être le but premier d’un élève de cette catégorie, à chercher le renseignement sur l’illusion. Ce n’était pas les thèmes des cours en ce moment… même en métamorphose. Hum… avait-elle vu ou vécu quelque chose de croustillant ?
Les effets de l’illusion sur le cerveau étaient un thème d’étude chez le demi vampire…. Comment manipuler l’être avec des paroles ou des images. Nos cinq sens nous permettent de voir, d’entendre, de toucher, de voir et de goûter, sans quoi nous serions prisonnier de notre enveloppe dans les ténèbres et le silence. Un corps vivant sans expression aucune.
Apprenez à manipuler un sens et vous pouvez faire d’un humain ou d’une créature pensante ce que vous voulez…
L’illusion était un tout dans la manipulation. De cette méthode, les cinq sens pouvaient être touché, comme les effets d’un rêve trop prenant pour penser qu’il s’achèvera à l’aube. On s’éveil alors en pensant : « ce n’était qu’un rêve ? Il avait l’air si réel… j’ai même pleuré, crié et bougé pendant mon sommeil. J’ai encore la sensation d’avoir touché quelque chose de réel… »

Tari écouta avec attention ce que Kira lui dit. Cela ne l'avancer pas vraiment. Ainsi, elle devrait révéler son "rêve" pour pouvoir glaner d’autres informations. Ce n'était pas un sacrifice très grand ! Autant tout révéler de ce qu'il sait passer cette nuit là !

"Oui, j'en sais plus ! En fait, c'est une sorte de rêve que j'ai fait cette nuit, sauf que je sais qu'il ne s'agissait pas vraiment d'un rêve ou d'un quelconque cauchemar."

L'elfe s'arrêta quelques instants. Elle devait à présent trouver ses mots pour pouvoir raconter son rêve. Elle inspira et commença :

"Hier soir, je me suis levée à la suite d'un cri étrange. Je me suis habillée et je suis sortie dans le couloir pour savoir de quoi il en retournait. Quand je suis arrivée dans les jardins, un flash blanc m'a emmené dans ... une pièce. Peu après, un autre flash blanc m'a fait retourner à Cairn."

C'était vague, mais pour le moment, elle espérait que cela soit suffisant. Elle n'avait pas encore mentionné le parchemin, mais Tari sentait bien qu'elle devra le mentionné tout au tard pour avoir quelques informations supplémentaires.

L'elfe cala sa tête dans la paume de sa main. Elle attendait des informations et elle espérait en récoltait suffisamment pour sauver les "peuples claires et obscures du fantastique". Ce parchemin était étrange, inquiétant et elle n'avait plus l'original. Elle aurait dû résister encore à cette illusion.

Dia remua légèrement à ses pieds. Ce qui eut pour effet de la calmer, pour le moment !

Alors que Kira écoute les propos de Tari, un groupe de trois élèves marche dans l'allée... Ils sont silencieux, ou chuchotent tout du moins, mais le demi vampire ne porte pas attention à leurs propos, restant concentré sur les paroles de la jeune femme.
Les étudiants passent à leurs côtés sans plus de cérémonie, se trouvant une table libre plus loin.

"Tu sais... un rêve peut sembler si réel qu'au réveil tu serais persuadé… Dans le doute de l'avoir réellement vu et vécu. Il ne faut jamais ce fier à nos sens... Qu'est-ce qui te fait dire que ton 'rêve' était une réalité ?..."

Pour qu'une créature aussi pure qu'un lapis-lazuli se méfie d'un rêve, c'est qu'il y avait anguille sous roche... à moins qu'un traumatisme autre l'ait rendu si suspicieuse envers elle-même.

"Ça ne t'es jamais arrivée de te réveiller en hurlant? Ne sachant plus si tu es belle et bien dans ton lit ou si ton rêve était réalité? L'instant de doute... juste avant que tu ne reprennes conscience et que ta vie rattrape son cours.
Tu n'as peut-être pas été victime d'illusion, tu vas un peu loin, non?"


Plissant légèrement le regard, avec ce même sourire calme en coin, le demi vampire achève:

"Dis-moi... qu'est-ce qui te fais dire alors... que tu as été victime d'un sortilège et non de somnambulisme... en pensant avoir réellement vécu ce que ton cerveaux a imaginé?
Il ne faut pas voir le mal partout…"


La voix de Kira file entre ses lèvres d’un souffle froid et calme… notant une pointe d’ironie sur ce sourire qu’il maintient.
Les somnambules peuvent se déplacer, parler, s'habiller, faire des choses que l'être conscient aura effacé à son réveil, se surprenant alors d'avoir fait des choses insensée. Ça pourrait faire peur... et par le passé des malheureux auront peut-être perdu la vie en se pensant possédé par un démon... alors que toutes ces choses n'étaient que le fruit de l'inconscience.

"Il n'y a certainement pas acte à s'alarmer."

Myster FreudKira à votre écoute ? Non… Mais ce demi vampire a passé sa vie à observer le genre humain pour comprendre le mécanisme de l’existence. Apprendre à la stopper ou à la conserver, à manipuler, à devancer…

Un cauchemar. Tari mit un sourire en coin sur ses lèvres. Quand elle s'était réveillée, elle y avait pensé, mais se retrouver habillée de la même manière que quand elle était sortie voir la licorne ... Rêve ou réalité ? Le choix est rapidement fais : c'était la réalité à cause de ce parchemin.

"Ce n'était pas un rêve."

Un ton catégorique qu'elle ne se connaissait pas. Une affirmation qui pesait lourd en elle. Ce qu'elle avait vécu avait été bien réel ... ou alors, il s'agissait bien d'une illusion, mais sûrement pas d'un rêve à proprement parler.

"Le fait qu'il y est des flashs blancs me fait dire qu'il ne s'agissait pas d'un cauchemar. De plus, je me suis levée ce matin avec les vêtements dont je mettais servie pour sortir dans les jardins dans mon ... 'rêve'."

Rêve ou réalité ? Tari ne doutait pas de ce qu'elle avait vécu. Elle perdit légèrement son sourire en entendant toutes les phrases de Kira avant qu'il ne se tu.

"Faire un cauchemar est une chose que j'ai déjà vécu. Je connais les intensités qu'ils peuvent prendre, mais là, il ne s'agit pas de simple cauchemar ! Et après mûre réflexion, la première partie de ce 'rêve' tout comme la dernière sont très probablement le fruit d'un sort d'illusion ou une chose qui s'en approche. Seul le fait de m'être retrouvée dans cette pièce m'a paru très réel !"

Si cela continuait comme cela, elle devrait bientôt dire quelque petite chose sur la Bête, sachant qu'elle n'en sait pas grand chose. Tari se redressa sur son siège, observant de ses iris turquoises les gestes ou les expressions de Kira. Elle n'en tirerait pas grand chose. Tout ce qu'elle voulait s'était savoir si il existait un sort d'illusion qui s'enclenchait par un flash blanc.

Le ton employé de la demoiselle plonge le visage de Gin dans une expression plus familière à ses habitudes... Une neutralité sans vie qu'il se connaît bien et qu'il laisse se dévoiler, par faute de ne savoir exprimer la surprise. Ce côté catégorique en viendrait à le faire douter... aurait-elle vraiment vécu quelque chose?

« Des flashs blancs?... »

Le regard du demi vampire cille lentement, avant que de ses lèvres entrouvertes il ne reprenne le cours de ses paroles:

« Ce n'est peut-être pas le fait d'une magie, mais tout simplement de ton cerveau... une pression sanguine.
Tu sais… il suffit que ta tension augmente ou décroisse pour qu'un voile blanc ou noir selon les personnes vienne masquer ta vue. Peut-être que cette image c'est formée dans ton esprit à un instant que tu pensais critique?...
Ce que tu me dis là ne me convainc pas encore... j'ai vu... tellement de choses. Et étudié l'inconscient humain... que si demain je m'éveillais habillé de la même manière que dans mon rêve, je ne me surprendrais pas beaucoup. Il me faudrait d’autres preuves que mes ressentis présents.
Il faut savoir voir au-delà de ce que tu peux supposer dans l’instant, Tari. »


La mémoire est sélective... le rêve du somnambule aussi. Combien de personnes se réveillent sans se souvenir de leur sommeil. Quelques flashes peuvent leur revenir en mémoire, mais le véritable fond se perd.

« Tu sais... Un rêve peut tromper la conscience s'il est trop violent. Peut-être devrais-tu attendre un peu avant de te précipiter sur des suppositions. Ton rêve... date de cette nuit précisément? C'est peut-être encore trop frais pour faire une recherche lucide et posée.
Personne ne peut être capable de dire précisément s’il a été victime d’une illusion ou d’un rêve… surtout la nuit, au moment où son esprit s’endort. »


Le regard du vampire se pose sur le coeur de la jeune fille, comme s'il tentait de juger les battements en fonction des actes raisonnables de la demoiselle. La coeur est un outil bien étrange pour celui qui le porte... Il déraisonne les esprits les plus durs et acariâtres…
La suite des propos de la jeune fille plonge Kira dans l’incertitude :

« Excuse-moi mais… je ne comprend rien de ce que tu me dis. Plutôt que de chercher à savoir si ton rêve était une illusion… essai de savoir déjà qui… aurait l’utilité de te manipuler. Pour un Lapis, avoir des ennemis c’est un peu étrange, moi qui me confortait sur le cliché que vous étiez tous pacifistes. »

Un mensonge aussi gros que lui… mais le but était d’en apprendre un peu plus.

Tari écouta les paroles de Kira, ne faisait pas attention aux élèves qui passaient à proximité. Ses paroles la firent reprendre un sourire en coin. Pacifiste ? Elle l'était ... jusqu'à preuve du contraire ! Des ennemis ? Aussi étrange que cela pourrait paraître, Tari avait des ennemis. Seulement, son ennemi principal était aussi celui de tout le monde dans l'école, même dans le monde !

Une autre phrase la fit sourire. Elle savait déjà qui utiliserait des illusions pour faire la manipuler ! Et malheureusement, il avait réussi ! Elle avait révélé l'emplacement du parchemin et il avait disparu. La Bête l'avait récupéré !

"Comme je disais, le seul passage qui m'a paru réel était celui où j'étais dans le noir dans une pièce ! Et j'étais en compagnie d'une Bête ! Et je sais que cette Bête existe !"

Tari se cala dans son siège, regardant toujours Kira. Elle connaissait l'existence de la Bête grâce ou à cause du parchemin. Et ce parchemin allait causer leur perte à tous !

"Elle m'a manipulé pour récupérer son bien."

L'elfe aurait-elle besoin d'en dire plus ou bien Kira l'aidera-t-il sans vouloir en savoir plus ? Elle en doutait. En fait, Tari était sûre que Kira voudrait en savoir plus. Elle sera donc dans l'obligation de tout révéler et en appuyant sur le fait qu'il s'agissait d'une menace pour tous !

La jeune femme s'avança vers la table et posa sa tête sur ses mains croisées au niveau de son menton.

"Ce que j'ai vécu était réel, sauf pour l'illusion de départ et celle de fin !"

Tari était toujours catégorique. Elle ne démordrait pas de ce qu'elle avait vu ou vécu. Tout cela s'était passé, c'était certain !

" La bête..."

La voix de Kira murmure ce mot, se redressant contre le dossier de sa chaise, observant ailleurs, le regard bas et pensif... Quelle étrange chose que la bête, cette créature que tous le monde dit repoussant la magie et donc en étant dénuée. Pourquoi avait elle pris cette jeune fille précisément…

"Son bien?"

Le regard de Kita se reporte sur la demoiselle avec plus d'intensité, la neutralité ayant repris son droit sur son visage. Quel bien, une frêle Lapis-Lazuli avait-elle pu dérober à une créature que Nero n'avait pu achever... les rumeurs avaient couru bon train à une époque... puis plus rien.
La bête n'avait pas disparu... c'était comme... si elle avait tué ce qu'il lui fallait, puis repartie sans trace. Tous comme ce garde chasse qui avait révélé sa répulsion à la magie.

« Écoute... je doute fortement que... cette bête t'es manipulé par une quelconque illusion. N'a-tu pas été témoins comme beaucoup d'entre nous de l'entrée théâtrale de Nero une nuit?
Peut-être n’étais-tu pas encore parmi-nous à cette époque.
Au hall… Blessé mortellement par la créature alors qu'il avait lui-même pouvoir de régénération. La bête n'est pas de magie... elle la repousse. Sa force physique lui donne l'avantage, c'est tout...
C’est une créature extraordinaire, qui a su développer selon moi une défense naturelle. On ne téléporte pas les gens quand on utilise une illusion, ça n’a pas d’intérêt… on peut tout faire avec une illusion. Quel gain de te porter ailleurs en commençant par une irréalité. Pourquoi ne pas te téléporter immédiatement. C’est ridicule.
Tu dis être sortie de nuit… les couloirs ne sont jamais vide. Les nocturnes vont et viennent comme les diurnes en cours et dans le parc, dans les jardins… Tu n’as pas quitté ta chambre on t’aurais vu… tu as simplement rêvé, Tari.
Mais dis-moi… qu’as-tu ressentit en t’éveillant… Un malaise ? Physique ? Donne-moi quelque chose qui me permettrait de t’aider à trouver ce qui ta manipulé.»


C’était une chose bien importante à ce stade, le ressentit au réveil. Quel type de créature avait manipulé Tari ?
Reportant sur elle un regard sombre et profond, il ajoute :

« Un sort d’illusion… il faut un certain rayon d’exécution pour ça. Ca ne se fait pas à des kilomètres… Si la bête était dans Cairn, alors à moins que cette bête massive est été dans ta chambre… ça ne peut pas être elle… mais autre chose. »

Tari écouta les paroles de Kira, le visage grave. C'est vrai, l'école n'était jamais vide la nuit, elle le savait depuis qu'elle et Kin avaient voulu sortir ! Ainsi, ce serait une créature tout autre qui l'avait manipulé ? Mais alors, pourquoi était-elle habillée ? Allez savoir, ce n'était pas le sujet principal pour le moment !

"En effet, je n'étais pas là quand cela s'est passé !"

La jeune femme aux cheveux d'argent réfléchit à son réveil. Comment s'était-elle sentie ? Un peu perdue, mais après un rêve intense, cela paraissait normal. Elle ferma les yeux afin de mieux se concentrer. Tari se redressa sur son siège en posa une main sur sa poitrine.

"Un poids ..."

Elle avait d'abord murmuré ces mots, comme si elle n'était pas tout à fait sûre. Elle n'y avait pas prêté attention sur l'instant mais maintenant qu'elle y repensait ...

"En me réveillant, j'ai senti un poids sur moi. Une légère impression d'étouffer !"

Elle ne dit plus rien, reportant son regard turquoise sur Kira. Son réveil était une chose qu'elle avait négligé mais ... elle était toujours certaine d'être allée là où cette Bête se trouvait !

Le regard de Kira baisse en intensité à la révélation de la demoiselle. Reculant légèrement sur sa chaise en scellant ses lèvres il met un instant à répondre:

"Un poids... Alors tu as de la chance d'avoir survécu.
Et je me demande comment un incube aura réussit à passer dans l'aile des Lapis-Lazuli. En tout cas, avec le système des pierres nous sommes plus sûr d'être chacun chez soit sans intrus."


Ses iris se détournent sur la baie vitrée, observant le soleil à l'extérieur, cette fois-ci sur un ciel bouché et couvert de grisaille.

"Le temps se gâte..."

Ce changement de sujet lui fait reporter l'attention sur la demoiselle avant d'ajouter.

"Un incube... Est une créature démoniaque. Elle se nourrit des cauchemars des mortels et autres créatures pensantes.
Si tu as vu la bête dans ton rêve... c'est... soit parce que cet incube a fait remonter en toi la peur de cette créature et donc a plus se nourrir plus facilement de tes craintes ainsi.
Soit qu'il ait été envoyé par ‘elle’. Mais en aucun cas, il n'aura été possible qu'un incube te téléporte. Pour qu'une téléportation soit réussit, à moins d’être un grand de la magie, il faut savoir exactement où l'on va... quitte même à voir ce qu'on doit faire. Sinon... c'est la mort.

Un incube ne se nourrit que la nuit, lorsque les esprits dorment. Il monte sur la poitrine de ses victimes, se plonge dans leur rêve pour les manipuler et les étouffes de son poids.
Si tu veux plus de renseignements, j'te propose de voir le professeur des races, elle en sait peut-être plus.


Le visage sans expression du demi vampire n’exhale pas cette sensation euphorique, qu’il voue à toutes les créatures qui manipulent si facilement.

A suivre…

...~oOo~...

Une histoire commence...


Dernière édition par narrateur le Lun 24 Mai - 19:18, édité 1 fois
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Race: toutes les races possibles sur Cairn
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MessageSujet: Re: Chapitre 4   Lun 24 Mai - 19:05

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Echos (les souterrains)


Liÿu Qalween, Narrateur, Avana

*Papa, tu ne sers vraiment à rien.*

Pensée ironique bien sûr, mais une bonne dose de vérité tout de même. Liÿu était arrivé à Cairn il y a seulement quelques heures. Un elfe de maison du nom de Poguio lui avait indiqué sa chambre. Ranger les affaires qu’elle avait apporté avec elle ne lui avait pas prit bien de temps: en réalité, dans la mesure où elle ne comptait pas rester longtemps à Cairn, elle n’en avait amené que peu.
Il lui suffisait de trouver ce qui n’allait pas avec Cairn et elle pourrait rentrer chez elle. C’est du moins ce qu’elle pensait pour l’instant. Évidemment, la demoiselle ne savait pas encore que ce qu’elle allait découvrir dans les prochains jours allait la forcer à rester et que sa bonne conscience allait l’obliger à donner un coup de main. Pour l’instant, elle se contentait donc de mener sa petite enquête sans perdre de temps. Vite fait, bien fait.
Suite à son entrée selon elle un peu trop facile dans l’école, Liÿu avait émis une première hypothèse. Une personne aurait très bien pu s’infiltrer dans l’école et leur poser des problèmes de l’intérieur. Cependant, après avoir été escorté jusqu’à dans sa chambre par un elfe de maison et avoir croisé d’autres de ces créatures sur le chemin, elle s’était dit qu’une personne avec de mauvaises intentions aurait vraiment eu du mal à tenir jusqu’ici sans se faire remarquer par un des semblables de Poguio.
La jeune humaine avait ensuite rapidement réfléchis à un "mais pourquoi m’ont-ils laissé entrer sans me poser la moindre question?". Durant sa courte réflexion, elle avait fouillé dans sa mémoire pour finalement se souvenir qu’un jour, elle avait entendu dire que Cairn était un domaine neutre. Voilà qui lui avait donné une explication à quelques unes de ses questions mais qui, au passage, en avait soulevé une nouvelle.

*A rien, pa'. Tu passais ton temps à me vanter Cairn sans m’en raconter l’histoire. La connaître m’aiderait beaucoup, maintenant. Je dois chercher le problème d’un lieu dont je ne sais rien. Comment savoir si ce que je découvre n’est pas tout à fait naturel?*


Pour résoudre ce problème, Liÿu s’était rendu dans la bibliothèque. La Gigantesquement Monstrueusement Parfaite Bibliothèque de l’école. Après avoir eu quelques problèmes pour trouver les livres qu’elle cherchait au milieu de ces dédales de rayons, Liÿu fut ravie de voir qu’un bon choix de manuscrits d’offraient à elle. A vrai dire, il y en avait tellement qu’elle avait longuement hésité sur ceux à lire. Son choix s’était finalement porté sur deux d’entre eux. « Cairn, une histoire. », livre si vieux que le papier jaunit s’était craquelé au contact de la peau de ses doigts et un autre, plus récent, dont les caractères d‘or sur une couverture de cuir indiquaient « Du commencement à nos jours - Les secrets de Cairn, éditions Flairymel. ». Les livres comportant tous deux près d‘un millier de pages, Liÿu, grâce à son pouvoir, avait du augmenter sa vitesse de lecture et la capacité mémorielle pour finalement en retenir chaque mot en seulement deux heures. "Les secrets de Cairn"? Quel désastre! Cet ouvrage avait été plus ennuyeux que des chaussettes de grand-mère et ne racontait rien d’autres que ce qui était advenu des plus brillants élèves du siècle dernier. Quoi qu’il en fût, Liÿu avait maintenant de meilleures bases pour continuer ses recherches.


Avec l’intention de retourner dans sa chambre pour commencer à écrire une première lettre à son père, la jeune fille se retrouva quelques peu égarée dans les couloirs. Bah quoi? C’était bien à gauche qu’il fallait tourner, non?
Elle ne savait pas où elle était et toutes les allées semblaient êtres les exactes répliques les unes des autres. A cette heure, les élèves étaient en cours et personne ne pouvait lui indiquer le chemin à prendre.
Avec pour intention de repérer le moindre de son pouvant lui indiquer qu’elle n’était pas la seule âme vivante du coin, Liÿu augmenta sa sensibilité auditive. De suite, elle entendit de lointains bruits de pas. Satisfaite, elle se mit à marcher en leur direction en se disant que cela allait assurément la ramener dans un lieu qu’elle connaissait.
Chacun de ses propres pas résonnait eux aussi dans ses oreilles. Toujours la même résonnance. Encore et encore.
Au moment de tourner sur sa droite, Liÿu s’arrêta net.
Avait-elle bien entendu?
Elle fit encore un pas, puis un autre.
Elle ne rêvait pas. Le son émis par ses pas avait changé. Ce changement sonore avait été si léger qu’elle n’aurait pu s’en rendre compte sans son ouïe affinée. Elle fit un mouvement en arrière puis sauta sur place.

*Pourquoi est-ce que ça sonne creux ici? Je suis pourtant bien au rez-de-chaussée, non?*

Voilà que la lecture qu’elle avait fait quelques minutes plus tôt lui servait déjà. Souterrains. Oui, assurément, elle avait lu quelque chose à leur sujet. A en croire les écrits, il fallait mieux qu’elle n’y mette pas les pieds.

*Mais non mais non, s’il y avait des créatures là dedans, il est impossible qu’elles aient survécues tout ce temps sans nourriture. Définitivement impossible. Et puis si ça se trouve, là-dedans, je trouverais quelque chose d’intéressant pour mes recherches.*


Oui, stopper Liÿu dans sa soudaine envie de s’aventurer dans ces sombres souterrains était tout simplement chose impossible. Elle jeta un coup d’œil aux alentours. Personne à l’horizon. Avec un petit sourire ravi, elle rapporta à nouveau son intention sur ce qui devait être une ancienne entrée vers les souterrains. Un œil avertit pouvait effectivement remarquer que les pierres utilisées à cet endroit précis semblaient plus neuves que celles qui composaient le sol des couloirs de la zone.
Mais comment entrer?
Le faire en douceur n’était pas envisageable.
Elle hésita quelques instants. Au fond de ses poches se trouvaient cinq petites fioles de poison qu’elle avait récolté durant son voyage vers Cairn. Ces stocks étaient destinés à être mélangé de façon à obtenir les trois types de substance qu’elle utilisait habituellement sous ses ongles. Il y a quelques mois de cela, alors qu’elle préparait ces fameux mélanges avec précaution, un geste maladroit lui avait fait renverser les cinq poisons de bases de façon violente. La réaction engendrée par le mélange soudain des composants s’était changés en un fort acide qui avait rongé l’ensemble de la table sur laquelle elle travaillait.
Ne sachant pas si le même effet allait être efficace sur de la pierre, c’est pourtant avec espoir que l’humaine lança avec force les cinq fioles sur le sol devant elle. D’un son cristallin, les fioles de verres de brisèrent violemment. L’instant suivant, les cinq liquides entrèrent en contact les uns avec les autres. Dans une odeur atroce, le puissant acide fut formé. Il ne rongea pas les pierres elles-mêmes, mais eu un effet plus qu’efficace sur les matériaux utilisés pour rattacher ces nouvelles pierres à celles plus anciennes présentes avant la condamnation des souterrains. N’ayant plus aucune attache, le "nouveau" bloc de pierre tomba d’un coup, s’écrasant plus bas dans un abominable vacarme. Par chance, les salles de cours se trouvaient bien trop loin pour que le son soit remonté jusqu’à elles.
Doutant pourtant du fait que personne ne l’ai entendue, Liÿu vérifia que Krylènn était bien à sa ceinture puis sauta dans l’orifice nouvellement crée.
Les souterrains étaient sombres. Très sombres. Il y avait bien des flambeaux utilisables accrochés aux murs, mais elle n’avait rien pour les allumer. Peut importait, elle n’en avait pas besoin. Voir dans la nuit n’était pas bien compliqué quand on pouvait modifier sa vision de la façon dont pouvait le faire la jeune fille. Une fois sa vue plus ou moins retrouvée et son cœur pris de l’émotion naissant à la suite de belles découvertes, Liÿu entama son exploration.

La roche blanche de Cairn pave les couloirs d’une teinte terne, usée, par le temps et les allés successifs des habitués. Certains passages sont moins fréquentés, pour leurs accès plus longs à quelques salles, leurs détours inutiles ou tous simplement leurs culs-de-sac…
Cairn était un vrai labyrinthe pour tous les nouveaux ? Ce n’était visiblement pas une légende.

Le passage emprunté par la jeune femme est l’un des moins utilisés. La pierre, sous ses pas, n’est pas aussi irrégulière que les pavés des arcades ouvertes sur le parc, par exemple. L’obscurité se tien plus séante par ici que le reste de l’établissement.
Néanmoins, tous les curieux qui s’étaient perdu ou introduit par ce couloir avaient fait demi tour, après avoir croisé le visage froid et sombre d’un mur dressé à leurs pieds.
Un cul de sac ; après une déambulation de plusieurs mètres dans un passage sans portes ni fenêtres ? Etrange… mais ce ne serait alors pas la première bizarrerie à noter dans la construction de l’école.

Peut-être n’avait-elle pas encore croisé le regard absent des roches dressées au fond de ce boyau, cependant il lui aura semblé qu’ici, par le dessous, l’écho de ses pas présageait un passage ou un creux de terre sous un pavé certainement plus récent…
L’acide ne tardera pas à ronger les interstices reliant les roches entre-elles… le passage bouché par les elfes de maison, sous les ordres d’un ancien directeur, s’ouvre sur l’ombre et l’humidité.
Bien entendu, l’air enfermé sous terre n’est plus de première fraîcheur et la moisissure suinte contre quelques murs plus loin, s’enfonçant sous terre, là où la roche cesse de conduire le curieux… -mais ce ne sera pas avant bons nombres de mètres et détour à pieds.- Certainement qu’un nez humain ne sentira pas cette terre lointaine et détrempée, à cette hauteur c’est plutôt la poussière de stuc que l’on peut renifler, mêlée de quelques vapeurs d’acides.

Quelques marches de pierres abîmées mènent la jeune femme sur un nouveau sol pavé de roches blanches, qui s’enfonce dans une obscurité totale. Le boyau est large de trois bons mètres, recouvert de ces mêmes matériaux durs et froids, se voûtant au-dessus de sa tête.
Se relayant tous les trois mètres, d’anciens flambeaux en armature métallique coulent d’une cire ancienne, mêlée à la poussière. Si la jeune femme décide de s’avancer seule dans les opacités, elle débouchera sur une large pièce circulaire et légèrement renfoncée en son milieu, comme si un écoulement des eaux avait été prévu. -D’ailleurs, si ses pieds viennent à errer sur le centre de la salle, la jeune femme marchera sur quelques barreaux entrecroisés… un point vers la terre, voilà son explication.-

Ici, dans cette chambre circulaire, les élèves d’antan usaient de magie. -On dit que quelques couloirs murmures encore les formules secrètes de quelques sortilèges interdits, usés à l’insu de la surveillance des elfes et des professeurs dans ces lieux de noirceur humide.- Sur le sol, recouvert d’obscurité, comme tous le reste de ces couloirs, quelques traits de craies, à demi effacés, rappellent les runes de magies blanches et noires. Sur les murs, des inscriptions de passages rituels, des marques de brûlures, quelques trous d’usures ou de violences. Un nez très fins pourra déceler un léger parfum d’hémoglobine et d’encre séchés… A cette chambre s’ouvrent quatre passages, dont celui emprunté par la jeune femme. Si elle est en capacité de les déceler, elle empruntera celui de son choix hasardeux…
Aucun son par ici… -de lointaines gouttes d’eau peut-être - Mais pas de rats, pas de grattements d’animaux. Rien de vivant dans les parages pour l’instant. Le canal à sa droite, si elle se tien dos à l’entrée de la salle, dégage une odeur de pourrit plus fort que les deux autres. Celui du milieu renifle cette même poussière de pierre blanche, quand au plus à gauche ce sont quelques parfums de terre humide qui en sortent.
La demoiselle choiera-t-elle de continuer, quitte à se perdre, dans l’un de ces trois couloirs ? On dit que quelques élèves n’ont jamais été retrouvés dans ces lieux, c’est suite à cette cause parmi d’autres que fut mise en place leur fermeture définitive…
Peut-être quelques surprises l’attendront, ou déception… le choix du retour est encore possible…
Pour le moment pas âme qui vive.

Effluves de pourriture et parfum poussiéreux flottaient et s’entremêlaient dans l’air qu’elle respirait. Une soudaine envie de repartir, retourner à la surface, prendre une bonne bouffée d’air pur et frais. Ce mélange d’odeurs lui retournait l’estomac avec une facilité effrayante, la forçant ainsi à ramener son odorat à sa capacité normale. Même là, les émanations restaient trop fortes. Si Liÿu pouvait affiner ses sens, elle pouvait aussi les rendre bien moins sensibles. C’est ce qu’elle fut contrainte de faire avec son odorat. Elle dépendait de ses sens et se passer de l’un deux pouvait s’avérer handicapant, seulement dans la situation présente, elle n’en avait pas vraiment le choix.
La jeune femme aurait pu essayer de déterminer d’où provenait chacune de ces émanations malvenues mais passer quelques secondes de plus au sein de cette mixture odorante l’aurait rendue malade.

Liÿu avança d’un petit pas. Sa vision ne lui apprenait pas grand-chose sur l’endroit dans lequel elle se trouvait. Ses yeux avaient beau s’être habitués à l’obscurité, elle se trouvait maintenant trop loin de l’entrée artificielle pour que les faibles rayons de lumières provenant du couloir du dessus puisse être vraiment exploitables. Elle distinguait vaguement trois galeries, positionnées de part et d’autres de la pièce comme si chacune correspondait à un point cardinal. Liÿu hésita. Si elle traversait maintenant la pièce pour s’enfoncer dans l’un de ces couloirs, elle allait devoir le faire dans l’obscurité la plus totale. Si elle choisissait de continuer, se serait sans vision, sans odorat. Son ouïe quant à elle ne lui indiquait rien d’autre qu’un très vague ploc ploc irrégulier provenant de l’allée en face d’elle. Ce chemin là finissait-il par mener sous le lac? C’était une possibilité à ne pas ignorer. Du moins, elle l’était si l’on considérait que cette lointaine mélodie était bel et bien due à de des gouttes d’eau.
La jeune humaine s’approcha du mur de pierre sur sa gauche et effleura doucement le flambeau qui s’y trouvait. L’humidité constante des lieux avait pourrit sa mèche, le rendant inutilisable. Peut-importait, Liÿu n’avait rien pour l’allumer. L’espace d’un instant, ses pensées se dirigèrent vers ce qui pourrait se passer si, pour une raison ou une autre, elle avait l’imprudence de mettre feu à l’un de ces flambeaux. Formée au fil des années, une accumulation hypothétique de gaz aux diverses origines s’étant regroupé au niveau du plafond de pierre pouvait très bien réagir avec la flamme nouvellement créée et enflammer l’atmosphère du lieu. Mieux valait ne pas imaginer ce qu’il adviendrait alors de la jeune humaine.
Ces souterrains étaient définitivement dangereux. La moindre erreur pouvait avoir de lourdes conséquences et le simple fait de s’y trouvait semblait être une erreur en soit (n’est-ce pas, Liÿu? Tu devrais mieux écouter les conseils de ton rpgiste).
Une évidence s’imposa alors à elle. A force de vouloir boucler cette étrange affaire concernant Cairn au plus vite et de pouvoir rentrer chez elle, elle avait fait les choses bien trop rapidement, bâclant d’importantes étapes essentielles au bon développement de sa mission. Détails qu’elle n’aurait pas zappé en temps normaux. Elle prit la bonne résolution de ralentir le rythme et de faire les choses comme elle aurait dû les faire dès son arrivée ici.

En attendant, elle ne voulait pas que ses poisons aient été utilisés en vain. Bien que le lieu dégageait une énergie négative comme seuls certains sombres recoins de la forêt noire pouvaient le faire, Liÿu et son côté insensé décidèrent de continuer un peu. Un peu, rien qu’un peu, un tout petit peu, histoire de ne pas être pris du sentiment d’avoir perdu son temps. Elle ressortirait ensuite de ces souterrains. Si elle choisissait d’y revenir ce ne serait que bien plus tard, lorsqu’elle saurait ce qu’elle venait y chercher. Elle ne reviendrait pas non plus avant d’avoir fouillé la bibliothèque, trouvé un vieux plan ne serait-ce qu’approximatif de ce profond labyrinthe et de l’avoir mémorisé. Ce dans l’hypothèque bien sûr qu’un tel plan existait quelque part. Autre chose, elle éviterait de remettre les pieds sur ce sol humide et glissant tant qu’elle serait seule. Au moment présent, elle se trouvait là, au cœur de mystérieux endroit, mal préparée et ignorante de ce qu’y l’entourait.
Liÿu ne pouvait voir suffisamment bien pour remarquer les traces de craies au sol, pas plus que les marques de brûlures sur les pierres. S’en remettant au hasard, l’humaine longea le mur de la pièce circulaire jusqu’à se retrouver en face de la première galerie sur sa gauche. Rien. Elle n’en voyait rien. N’en sentait aucune odeur, n’en entendait aucun son. Elle supposa qu’il en serait de même pour les deux autres passages. Comme elle s’y était attendue, elle était la seule âme vivante à fouler ce sol depuis un long moment. Elle ne savait pas ce qu’il en était dans les profondeurs des galeries et ne le saurait pas: elle avait décidé de ne pas s’y enfoncer en parfaite aveugle. Elle était stupide, certes, mais pas à ce point.
Un frisson lui parcouru le dos. Elle avait froid. Pas la moindre source de chaleur n’étant venue réchauffer les lieux depuis bien longtemps, la température n’y était désormais pas très élevée. Temps de faire demi-tour? Probablement. Liÿu voulu rejoindre le passage par lequel elle était arrivée. Contrairement à son premier déplacement, elle ne longea pas le mur mais coupa à travers la vaste pièce. Arrivée au trois-quarts de la salle, un son cristallin s’éleva dans les airs et se répercuta sur les parois. Liÿu venait de donner un coup de pied involontaire dans une petite sphère de verre qui fut envoyée rouler un peu plus loin, jusqu’à l’entrée de l’allée de par laquelle Liÿu était arrivée. Après un fort sursaut de surprise, la jeune femme fit quelques pas supplémentaires et s’accroupit devant l’objet. Dans un lieu inspirant aussi peu de confiance que celui-ci, elle préféra ne pas toucher à quelque chose dont elle ne connaissait ni les origines, ni la fonction. Elle resta là, intriguée, à se demander si elle allait l’emporter hors d’ici ou sagement le laisser à sa place. Il n’y avait que peu de chance pour que cette petite sphère teintée de rouge ne lui soit qu’une quelconque utilité, mais l’objet l’intriguait.
Suite à une courte réflexion, elle prit une profonde respiration et se redressa. Laissant l’étrange artefact derrière elle, elle s’engouffra dans le couloir menant à la sortie.
Après n’avoir parcouru que quelques mètres, elle s’arrêta à nouveau et se retourna doucement, jetant un dernier regard hésitant à la petite chose qui avait su attiser sa curiosité avec tant de facilité.

Les souterrains n’étaient pas très engageant c’était entendu…et de sombres terreurs s’y cachaient, tout autant que de précieux trésors y étaient enfuit. La jeune femme se détourne des trois ouvertures, s’avançant dans l’ombre au centre la pièce et buttant contre l’un des artéfacts laissés par les élèves… ou par l’administration ?
Les souterrains offert à l’abandon, il avait été dit et oublié que des créatures furent placées aux quatre coins pour les garder; mais aussi que quelques sortilèges avaient été tissé pour piéger quiconque tenterait de s’avancer par les ouvertures bouchées.

L’orbe rouge roule sur les dalles inégales, un son lourd percutant les petites aspérités du sol, renseignant sur le plein de l’objet et non son creux. Une légère lueur pulse en son cœur, réveillée par le mouvement, illuminant doucement la pièce ronde d’un éclat grenat.
Les ombres s’agrandissent, les traits sur le sol se dévoilent, les marques contres les murs se découvrent de leur voile ténébreux. Dans sa tête, la jeune femme entend des chuchotements, des rires , des incantations ,des éclats de voix, comme si d’un seul coup la salle révélait les présences anciennes, toutes enregistrées dans un espace temps ramené à cette seconde même.
Une lumière aveuglante l’éblouis, la projetant dans un temps lointain. Lorsque ses yeux se rouvriront, une scène étrange prendra vie…

-Deux hommes et une vieille femme se tiennent à l’entrée de la salle circulaire, derrière eux, l’escalier remontant à la surface. Tous trois observent les lieux illuminés de la douce lueur des flambeaux. Mais la lumière ici est plus rouge qu’à l’habituel et le teint de ces gens aussi gris qu’une ancienne photo.

« Il faut fermer cette endroit… il me fait froid dans le dos. Comment nos fondateurs ont-il pu penser creuser une telle menace sous cette bibliothèque. »

La vieille femme grelotte et se secoue les épaules de ses mains gantées d’un voile noir fin. Sa tunique sombre recouvre ses pieds et un chapeau de sorcier la démarque comme le professeur des sortilèges de l’époque. Mademoiselle Aurallie… son nom se trouve dans les manuels scolaires.

« Si ces sous terrains ont été crée c’était pour une bonne raison professeur. Mais il est certain qu’ici plus une âme ne doit y venir. »

L’homme âgée d’une quarantaine d’années est le directeur Raltin, le troisième à avoir rempli le siège attribué au contrôle de cette école. Le dernier personnage est camouflé de la tête aux pieds de vêtements de cuir. Il porte quelques armes et un étrange paquet entre les mains.

« Lâchez-le dernier ici Istare… Qu’on en finisse… »

Le regard du directeur sillonne ce lieu avec horreur. Aucun des trois ne semblent voir la jeune femme témoin de cette scène enregistrée, visant à informer les étrangers de ce qui ici a été placé.
Le garde chasse ne répond pas et agit, pliant les genoux pour poser la boite contre le sol dallé. Le directeur, d’un geste de la main se fermant sur chaque flambeau passé à son regard, éteint les flammes du fond de la salle sans se déplacer…
La lumière seule vient dans leur dos à présent.

L’homme ouvre la boîte et rapidement en sorte une créature à pattes multiples… une araignée ? Peut-être pas, son corps est différent et sa taille avoisine les trente centimètres de long. Quoi qu’il en soit elle détalera vers l’ombre, comme si la lumière devait lui être fatale.

« Faites reboucher ce dernier passage… effacez tout concernant les souterrains, que plus personne ne meure entre ses murs. »

Avant que les trois personnages ne se retournent, la même lumière aveuglante vient éblouir la jeune femme qui reviendra à la réalité. Dans ce souterrain rouvert où la puanteur n’a d’égale qu’un dédale vieux, renfermant quelques immondices invisibles. Le silence retombe dans les ténèbres retrouvées.

Ce qui avait censé être un dernier regard envers un petit objet à priori sans grande importance s’avéra être bien plus qu’un simple coup d’œil. Il y eu d’abord un rire presque enfantin.
L’avait-elle rêvé? Elle était pourtant sûr qu’elle n’avait entendu personne arriver. S’en suivit une voix, puis une autre. Il fallu que l’orbe se mette à émaner d’une lueur rougeâtre pour que Liÿu comprenne que ce qu’elle entendait n’était pas réel. Les runes soudainement révélées par l’aura grenat firent pousser un faible Oh… à la jeune humaine. La courte interjection, reflet du sentiment de surprise et d’un Pas sûr que ça soit bon signe qui s’étaient installés en elle, fut remplacée par une lumière.
C’était désormais toute une scène qui se déroulait sous ses yeux. Consciente que cette vision était peut-être de première importance et qu’il se pouvait bien qu’elle ne puisse la revoir une deuxième fois, Liÿu augmenta momentanément sa capacité mémorielle afin de n’en perdre une miette. Les couleurs irréelle du décor lui conférait un aspect d’autant plus étrange à la discussion.
Tout s’arrêta aussi subitement que cela avait commencé. Liÿu resta là quelques longues secondes, sans bouger, encore surprise par cet évènement inattendu.
Ces visages. Elle était sûr de les avoir vus il y a deux heures à peine dans ce « Du commencement à nos jours - Les secrets de Cairn » qu’elle avait trouvé si barbant. Voilà que sa souffrance du moment était déjà récompensée.
Le directeur Raltin. Directeur ayant été à la tête de Cairn il y a une centaine d’années, pas moins d’une dizaine de pages lui avaient été dédiées. La jeune Qalween connaissait tout de lui. Du moins, elle connaissait tout ce qu’on avait bien voulu relater dans ce livre. Homme plutôt sympathique ayant prit sa retraire pour des raisons non dévoilées, il avait apporté beaucoup à l’école. A côté de toutes les informations inutiles comme ses surnoms d’enfance, ses plats préférés et ses passe-temps, il était précisé que de grands changements avaient été effectués sous ses ordres. Peu de détails avaient été ajoutés mais aucun d’eux ne faisait allusion de près ou de loin à de quelconques souterrains.

*Les secrets de Cairn. Tu parles! Apparemment on nous cache plus de choses que je croyais.*

Liÿu repensa ensuite aux paroles que s’étaient échangé les deux personnages. Des souterrains crées pour une bonne raison mais où personne ne devrait plus venir, reboucher les passages, les effacer des mémoires. Que plus personne ne meure dans ces murs… Cette dernière phrase résonnait en elle comme un échos.
Rien de tout ça ne sentait bon, et ce dans tous les sens du terme. Il y avait aussi cette créature. Un genre comme Liÿu n’en avait jamais vu jusqu’à présent. Elle supposa la bête originaire de la forêt noire ou de ses environs. La jeune femme fut prise d’un gros doute au moment où elle envisagea la possibilité que cette chose qu’elle avait vu n’avait pas été à sa taille adulte. Bien sûr, rien ne lui disait que la créature soit nocive, agressive, tueuse ou quoi que ce soit, mais la simple vu de la forme de son corps avait l’art de déclencher la petite sonnette "Attention, danger" que tout être normalement constitué possède au fond de son cerveau.

*Lâcher des trucs comme ça dans les souterrains quand des élèves de baladent juste au-dessus. Ils sont malades! Et puis où est l’intérêt de créer un zoo infernal dans les sous sols d’une académie? Ils disaient que celui-là était le dernier. Il y en a combien en tout?*

Voilà encore un point sur lequel elle allait devoir enquêter. Elle était venu à Cairn pour y découvrir ce qui y clochait et voilà qu’elle se trouvait sans trop de doutes au beau milieu d’un de leurs gros problèmes. Bonne pioche. Seulement les nouveaux mystères se succédaient à une vitesse ahurissante et elle venait de réaliser que sa recherche de la vérité allait durer plus longtemps qu’elle ne l’aurait cru en quittant sa ville.

*Impossible que ces créatures aient survécues tout ce temps sans rien avaler. Mais heum… s’il y avait vraiment eu quelque à transformer en casse-croute? Ou qu’ils hibernaient? Ou s’ils faisaient partie de ces super-monstres super-résistant super-inquiétant? Hm bah, avec de la chance elles sont toutes gentilles ces bêbêtes.*

Un esprit censé aurait serait retourné dans sa chambre et aurait réfléchit à la question tranquillement. Liÿu n’était pas comme ça. Rester et essayer d’en savoir plus quand elle le pouvait, pour elle, le censé, c’était ça. Après tout jusqu’ici, son censé insensé lui avait toujours bien réussit.
Elle n’était pas si loin de la sortie. S’il arrivait quelque chose, elle pouvait courir à toutes jambes jusqu’à retrouver la lumière du couloir du dessus. Si l’objet de sa fuite était plus rapide qu’elle, dans la mesure où elle serait dehors avant que l’ennemi n’est eu de le temps de la rattraper complètement, elle était en sécurité. Sécurité. Un bien grand mot malheureusement mal adapté.
Première chose à faire, récupérer cette petite boule rouge et la garder précieusement.
Liÿu fit quelques pas vers l’objet qui avait arrêté de luire à l’instant où l’illusion avait prit fin. Peut-être abritait-il d’autres souvenirs, peut-être ne servirait-il plus à rien. Quoi qu’il était, il fallait qu’elle le garde. En déterminer l’origine, le possesseur, le créateur, le pourquoi et le comment. Déterminer l’objet lui-même, car si Liÿu connaissait maintenant plus ou moins sa fonction, elle ne savait toujours pas ce qu’il était exactement. Elle ne savait ni comment il fonctionnait, ni pourquoi il s’était dévoilé à elle sans entrer en contact avec le moindre fragment de sa peau.
Elle s’empara délicatement de la sphère à l’aspect si fragile. Au touché de ses doigts, le faible éclat grenat se mit à nouveau à émaner depuis le cœur de l’objet. Juste un faible éclat, rien de de plus. Un léger sourire s’afficha alors sur les lèvres de Liÿu. Elle venait de trouver une torche de poche. Ses yeux en exploitaient les faibles rayons avec une telle efficacité qu’elle avait à nouveau une vue plutôt détaillée de la pièce. Alors oui, elle voyait tout en nuances de rouge, mais la situation était bien meilleure qu’à son arrivé.
N’ayant jamais démontré le moindre talent ou intérêt pour la magie, Liÿu ne comprenait strictement rien aux sceaux et symboles tracés un peu partout. Elle supposait que certains n’avaient rien de bon, mais tant que personne n’était là pour réciter quelques formules ou incantations, ils ne servaient à rien… Non?
Armée de sa nouvelle torche de poche et de sa dague Krylènn à sa ceinture, Liÿu s’enfonça dans le passage en face de celui par lequel elle était arrivée. Pas après pas et analysant tout ce qui se trouvait sur son passage, elle avançait tout, tout doucement.
L’adrénaline dopait ses capacités et son ouïe en était devenue si sensible qu’elle détecterait une simple respiration dans les dizaines de mètres aux alentours. Pour l’instant, rien en dehors du bruit de ses propres pas.

Les souterrains avaient été jugés assez dangereux pour interdire à quiconque de s’y tenter. Il avait été impossible de les détruire sans quoi l’école se serait enfoncée.
En les bouchant définitivement, quelques traces de ‘mémoires’ enfermées avaient été placées aux entrées ; afin d’avertir tout curieux d’ici les temps à venir. Les créatures lâchées devaient s’occuper d’éventuelles intrusions dans d’autres parties des souterrains menant aux plaines ou aux forêts (elles aussi bouchées)… -pour anéantir toute venue illicite de créatures en tout genre, sous les fondations même de Cairn.-

L’orbe que la jeune femme prend entre ses mains rougeoie très faiblement dans les ténèbres. En vérité, seul un frottement ou roulement avait pu la déclencher. Malheureusement, le sort n’était valide qu’une seule fois, la demoiselle l’apprendrait certainement plus tard. Ainsi, la lueur qui brille en son sein plein finira par mourir… mais ça, encore faut-il le savoir.
Alors que la lumière faible permet aux yeux de la jeune femme de se diriger dans l’ombre, son choix se porte sur le tunnel centra l’embranchement proposé.
Par ici, une odeur de pierre usée, de poussière de temps et d’air enfermé. Le silence total durant son avancée… le sol est plat, fait de dalles de pierre de taille moyenne et de dimensions communes. Le boyau semble se rétrécir légèrement sur ses côtés, offrant le même espace en hauteur, à savoir deux mètres trente… Le noir l’entour de devant et de derrière, la lumière du trou crée par son intervention ayant disparu de vue.
Seul son souffle est maintenant audible, dans un léger écho, comme si elle fut enfermée dans une petite pièce. Les rebords du couloir ne la frôlent pourtant pas… Sur les pierres taillées on peut lire quelques messages anciens et gravés. Si son attention s’y porte, de sa très faible lueur rouge elle pourra y voir : -je suis le maître d’ici ! –attention plafond bas. –Jas et Ursa pour la vie ! <3 –j’suis passé par là deux fois ! –si quelqu’un lit ça, attention aux dalles. –ptit merdeux ! –la vie n’est pas un long fleuve tranquille… - Ca et là, des symboles dans d’autres langues, quelques graffiti tracés dans la roche.

L’orbe grésille de sa lumière sans décroître. Dans le silence complet, un bruit. Comme si quelque chose tapait contre le sol rapidement… visiblement, ça ne vient ni de devant, ni de derrière. La jeune femme en s’interrogeant devinera que la ‘chose’ qui fait ce bruit est derrière l’un de ces deux murs.
Les mouvements, avancent, reculent… accélèrent, décélèrent… juste à l’endroit où elle se trouve et devant le mur qu’elle jugera être celui qui la sépare des tapotements. Qu’est-ce qui peut bien faire ce bruit… et avoir des réflexes aussi variés… soudain plus rien. Pas une respiration n’a été audible, pas un battement de cœur…

Si la jeune femme décide malgré tout de continuer dans ce noir silencieux, elle atterrira dans une autre salle, carrée cette fois-ci. Au centre, le même point vers la terre. Le plafond est droit, plat, les murs sont intacts mais au sol -pour les regards attentifs- des traits tracés à la craie séparent la salle en de grands triangles se rejoignant au centre par une arrête dans un nombre de cinq. Faut-il traverser cette salle ou rien au sol ne se présente ? Hormis ces traits ? Faut-il tenir compte de certains messages écrit sur le mur de plus tôt…

Rien ne pressait. Après tout, elle était seule. Du moins elle le supposait fortement et rien ne pouvait lui permettre de l’en faire douter. Rien n’était là pour la déranger, rien non plus pour l’inquiéter.
L’excitation d’il y a quelques minutes à peine semblait déjà s’être évanouie. S’il n’y avait pas eu de distrayantes inscriptions sur les murs, Liÿu aurait parcouru beaucoup plus chemin. Les graffitis en tous genres la faisaient avancer tout, tout doucement, ses yeux les parcourant avec amusement. Déclarations d’amour à gogo, menaces contre d’autres élèves, vantardises, rien de bien sérieux. -Je suis le maître d’ici! - *Encore un Opale ou un Citrine ayant attrapé la grosse tête* -J’suis passé par là deux fois!- *Quand je ferai demi-tour je serai passée deux fois par là aussi, banane! Qu’est-ce que ça a de si spécial? * -La vie n’est pas un long fleuve tranquille- *Ouai, je compatis. Au lieu d’être tranquillement chez moi je me retrouve au fond d’un souterrain paumé et seule la puanteur du lieu me tient compagnie*. Et puis il y avait les plus bizarres. -Si quelqu’un lis ça, attentions aux dalles- *Sûrement qu’elle est vieille, cette inscription. Les dalles n’ont rien!* -Attention plafond bas- *Ils avaient des géants, à Cairn??*. Non, rien ne n’inquiétait notre jeune humaine. Ce n’était assurément rien d’autre que des blagues de mômes et le tout reflétait plutôt bien les mentalités d’anciens élèves.

L’orbe commençait à grésiller. Liÿu se demanda si ces grésillement signifiait quelque chose. L’annonce d’une deuxième vision ou celle d’un "bye bye lumière" imminent? Le premier cas lui plaisait, le deuxième l’embêtait sans pour autant lui poser trop de problème. Si jamais elle se retrouvait brusquement dans le noir, elle n’avait qu’à marcher tranquillement jusqu’à la sortie. Il n’y avait aucun obstacle sur sa route et avancer en ligne droite n’était pas du tout compliqué. Liÿu n’était pas si loin de la grande pièce circulaire d’il y a quelques minutes à peine et elle avait tellement trainé à l’allée que le retour serait très rapide.

Désormais persuadée à cent pour cent qu’elle était seule, Liÿu fit revenir son ouïe à la normale. Un trop plein de rien avait même réussit à lui faire baisser sa garde. Elle détacha son regard des inscriptions et se décida à avancer à une allure convenable.

- La la ♪ Poguio poguio poguio ♪ Roh nan mais ils étaient bizarre à l’époque. Ce plafond est vraiment haut! Poguio tin tiiin tin ~ tin t…

Ce fut un bruissement horrible qui lui fit reprendre conscience de l’endroit dans lequel elle se tenait. Depuis son arrivée dans les souterrains, c’était là le premier son dont elle n’était pas à l’origine. L’onde sonore lui fit l’effet d’un électrochoc qui la réveilla complètement. En un instant, tout sembla reprendre vie. Les odeurs, l’humidité, le froid, l’obscurité. Le retour à la réalité n’aurait pu être plus rapide.
D’un mouvement des plus vifs, elle saisit sa dague et la pointe droit devant elle, adoptant par la même occasion une position de défense.
Droit devant elle? Mauvaise direction. Derrière n’était pas mieux. Les résonances de chaque onde sonore l’empêchaient d’en déterminer la source. Puis elle comprit. Les claquements aussi véloces que peu rassurants provenaient… du mur. Y avait-t-il un couloir évoluant parallèlement à celui dans lequel elle se trouvait? Liÿu fit un bon en arrière, collant son dos contre la paroi opposée. Son cœur battait à tout rompre. Panique? Non. Simplement une grande incompréhension et une immense surprise.
La chose avançait et reculait à de vitesses si variées - et variant avec vitesse - que Liÿu en fut d’autant plus stupéfaite quand tout s’arrêta de façon si subite.
Il n’y avait plus rien.
Le vide absolu.
Pas une respiration, pas un frottement, pas un battement. Pourtant, elle était sûr qu’elle n’avait pas rêvé. Ce qu’elle avait entendu n’était comparable à rien de ce qu’elle connaissait.

*Bordel, c’était quoi ça?*

L’absence du moindre son - y compris ceux émis par la plupart des organismes vivants - semblait indiquer que plus rien ne se trouvait de l’autre côté du mur. Seulement, peut-importe la chose ayant été à l’origine du vacarme, Liÿu ne l’avait pas entendu s’éloigner. L’incohérence du moment lui fit jeter un coup d’œil suspect à l’orbe rouge qu’elle tenait au creux de sa main. Ces sons avaient-ils été réels ou émis par la petite sphère? Le coup d’œil en question lui rappela la scène dont elle avait été témoin plus tôt. Liÿu ne tarda pas à faire un inquiétant rapprochement entre ce qu’elle venait d’entendre et la façon dont se déplaçait la créature remise en liberté. Oui, mais s’il s’agissait de la même créature, alors cet Aini avait sûrement triplé de taille. Voir plus.
Aini? Oh, juste le nom provisoire qu’elle venait de choisir pour cette Araignée Inquiétante Non Identifiée en attendant d’en déterminer l’espèce avec certitude. Nom ridicule, il faut bien l'avouer.

Liÿu resta là, contre la paroi, sans effectuer le moindre mouvement. Telle une statue, elle attendit une minute. Puis deux. Trois. Cinq.
Toujours rien.
Soit l’Aini potentiel jouait lui aussi à Jack a dit Pas Bouger, soit l’orbe avait effectivement été à l’origine des claquements.
La jeune femme ne comptait pas passer le restant de la journée collée contre un mur. Il était temps de faire un choix. Continuer tant qu’elle le pouvait ou faire sagement demi-tour jusqu’à la pièce précédente.
S’éloigner de l’entrée signifiait réduire ses chances de distancer un éventuel problème à pattes, ne pas s’en éloigner signifiait réduire ses chances d’en apprendre plus. Le problème à pattes n’était qu’hypothétique, le retour condamnant la découverte était certain. Résultat, il fallait continuer ne serait-ce qu'un peu.
Pas après pas, elle ne prit que peu de temps à se retrouver face à une seconde salle.

*Des ronds, des carrés! Ils aimaient bien la géométrie ces architectes on dirait. Bon. Je fais quoi maintenant? Oh! P‘têt qu‘il y a encore une orbe! Ah, non. Rien. Fait chier. C’est quoi cette espèce d’étoile juste là? Attends deux secondes… la craie n’est pas du tout effacée. Houlà. J’le sens pas, ça. Marche pas dessus, Liÿu. Et puis pense à t... oh noon*

Son cristallin - reloaded.
L'orbe venait de glisser entre ses doigts. Du moins, pas exactement. Dire qu'il venait de s'arracher à son emprise aurait été plus exacte. Après être tombé lourdement au sol, il avait été attiré à une vitesse effrayante vers le centre de la pièce. Là, laissant derrière lui une Liÿu bouche bée, il s'était arrêté d'un coup sec.
Le voilà maintenant qui s'élevait de quelques millimètres et stagnait sur place.

*Parce qu'en plus de briller, tu voles? C'est bien mignon tout ça, mais revient s'il-te-plait. Tu ne sers à rien là-bas, l'orbe.*

Moui, pourquoi pas, mais les orbes n'ont pas d'oreilles. Liÿu poussa un soupir. Elle n'avait pas le choix, il fallait qu'elle aille la récupérer. Agacée, elle commença à s'avancer. Erreur. A l'instant où la semelle de sa chaussure entra en contact avec un des traits de craie, l'orbe émit une lumière si violente que Liÿu en devint totalement aveuglée.

Depuis déjà assez longtemps, elle avait oublié cette étrange sensation peu ordinaire, elle devait sortir de classe et immédiatement. En une fraction de seconde, elle se trouva à l’extérieur marchant dans les couloirs de Cairn sans moindre explication pour le professeur. Soudainement, un vertige saisit son corps engourdit de douleur. Un voile blanc recouvre sa vision, les oreilles lui bourdonnent, alors qu’elle tenta de se raccrocher à quelque chose de dur pour ne pas s’écrouler. Dans sa tête explosent les couleurs et les sons…Quelque chose dans ce fouillis d’information illisible semble se démarquer. Là, des roches blanches, telles que celles qui pavent et recouvrent les couloirs de l’établissement de Cairn…Sans qu’elle n’ait besoin de bouger, la vision l’avance dans l’un de ces passages. Une silhouette féminine lui apparaît, mais elle lui reste inconnue…La vue de son esprit se floue légèrement puis reprend en flash. De la vapeur s’échappe du sol, un fracas écroule une partie du sol de ce couloir et la jeune femme qu’elle avait vue tout à l’heure pénètre dans un sous-sol.

Cairn à des sous-sols? …Étrange…Depuis son arrivé, elle n’avait vu aucune porte indiquant un moindre passage secret ou souterrain. Tout ce qu’elle pouvait faire maintenant, c’était de suivre ce qu’elle venait de voir. Curieuse et ne sachant point à quoi s’attendre, son cœur se mit à battre à la quatrième vitesse. Comment devait-elle réagir face à ce cauchemar. Était-il dangereux pour elle? Refusant de se questionner davantage, elle décida de s’y aventurer malgré tout.

Soudainement, elle se souvint… la porte, le fameux passage qu’elle devra emprunter sans jamais se faire remarquer par autrui. Là, où elle devait ce rendre rapidement et à tout prix. Elle ne pouvait pas laisser une telle chance de côté. De plus, si celle-ci se trouvait dangereuse, devait-elle alerter les plus haut gradé? Non, il n’y avait pas de temps à perdre.
Suivant son instinct, elle trouva ce fameux passage au bout d’un couloir sans issues.

Maintenant à l’intérieur, tout semblait interminable, le couloir si long. Peut-être est-ce simplement son imagination qui lui faisait des tours. Doucement et prenant bien soin de poser délicatement le pied ferme sur la terre battue et froide elle s’avança tout droit vers l’inconnu. Là devant elle, ce trouvait une pièce ronde, mais ce qui l’attendait fut malheureusement pire. Elle ce cru rapidement en enfer. Le noir s’épaississait au moindre pas qu’elle faisait jusqu’à ce qu’elle ne voie plus rien. Prise dans un labyrinthe sans fin, dans une pénombre indescriptible. À cet endroit, aucune lumière y était possible, du moins, mieux vaut ne pas allumer les flambeaux au mur avec la vieille oxygène dans les souterrains, car tout pouvait péter. Devant elle, ce trouvait trois directions…Comment le savoir? Tout simplement en suivant sa vision, ce qu’elle avait vu plus tôt. Cependant, tout n’était pas si simple que ça. Les murs étaient à peine perceptibles, s’y approchant, elle déposa ses délicates mains sur ceux-ci pour bien suivre le bon chemin. Empruntant celui du milieu, elle perçu malgré elle, une faible lueur blanche au bout du couloir. Quelque peu hésitante, elle s’y approcha à pas de loup jusqu’à ce qu’elle arrive non loin d’une salle rectangulaire. Il y eu un bruit strident puis une sphère sembla rouler rapidement sur le sol. La luminosité s’estompa aussitôt. Tout ce qu’elle pouvait sentir à présent fut une lente respiration glaciale sur son visage.

Un orbe qui vole au milieu d’une pièce rectangulaire ? Mais dans un lieu aussi peu connu de cette partie de l’école, n’est-ce pas au narrateur de provoquer ce genre de fait ? C’est au narrateur de décider de ce qui bouge ou ne bouge pas en fonction des gestes seuls d’un personnage, dans un milieu étranger… pas le contraire.

La boule file droite vers le centre de la salle rectangulaire, oui… Et pourquoi ? Parce qu’il a été dit plus haut que, comme la salle circulaire, il y avait un point vers la terre de creusé dans la roche… Donc les sols sont légèrement inclinés vers lui, provoquant la chute de l’objet au milieu d’un puit carré, de vingt centimètres de côté, pour une profondeur de deux mètres.
L’orbe est à peine visible sur le fond de la terre humide, qui la sent lourdement atterrir dans ses tréfonds, enfonçant la pierre ronde de moitié dans ses chairs visqueuses… D’ailleurs, en s’enfonçant elle fera remonter à la surface quelques bulles de gaz d’une odeur plutôt répugnante…

Suite à ce silence revenu, rien… l’approche d’une jeune femme ne change rien au système. Avana avancera ou reculera avec Liyu, les conséquences en seront différentes, selon ce qu’elles entreprendront ou non. Quoi qu’il en soit, sur le sol les traits sont toujours là… Si l’on se penche pour les effleurer du doigt, on remarquera qu’ils n’ont pas simplement été tracés mais aussi incrustés dans la roche du sol.
Aux mouvements de la pierre ronde contre les pavés, une magie est activée et les traits illuminés une fois l’orbe en terre. Un sort de détection des mouvements avait fournit une puissance assez suffisante pour mettre en fonctionnement certaines pierres de la salle. - Aux pieds des quatre pans des murs, y compris celui ouvrant sur le passage des jeunes femmes. - Au centre de ceux-ci, ce tien une brique déférente des autres, brillant d’une aura bleutée qui éclaire l’ensemble de la salle d’une douce lueur.
Un pentagramme se dessine sur ces tracés, au milieu de deux cercles, son centre étant le point vers la terre.


Que l’orbe y soit où non ne change rien, un simple mouvement suffisait à l’activation sensible de ce pentagramme. C'est le pentacle de l'Homme et le Symbole de la Magie. Il figure le pouvoir de l'être humain. Représente l'union des cinq Éléments : Air - Terre - Feu - Eau – Esprit, constituant une forme de protection contre les forces négatives.
Suite à cette activation grâce aux pierres chargées, un autre élément se dévoile. La salle en elle-même n’a qu’une seule entrée et issue… mais face aux jeunes femmes, sur le pan de mur opposé, une ouverture se forme. Les roches s’écartent dans un craquement rocailleux, figurant un passage dans l’obscurité.
La question pouvant se poser est… pourquoi une telle protection et une ouverture cachée ?
En tout cas, pour les nez sensible, l'odeur qui provient de la bas est pire encore que les gaz contenu de la terre ancienne.

[justify]Et voilà que la moitié de la luminosité avait diminuée de moitié. Les lieux n’étaient pas bien éclairés avant, mais maintenant, même ses yeux sensibles avaient du mal à exploiter les rayons. A sa surprise, la moitié exploitable de la lueur émise par l’orbe semblait avoir faiblit. Simple impression? Peut-être que non.

*Tout ça devient vraiment idiot. A trois, je sors. Un…*

Bruits au loin. Étaient-ils les mêmes que ceux qu’elle avait entendu dans le couloir juste avant sa descente dans les sous-sols?

*Deux. Oh non. J‘espère que ce n‘est pas un prof. Comme je vais expliquer ma présence ici sinon?*

Si elle se glissait tout doucement dans l’obscurité du couloir, peut-être que l’étranger passerait à côté d’elle sans la remarquer? Mais... si cette personne pouvait trouver sa voie malgré l’absence totale de luminosité au sein de ces souterrains, c’était sûrement que d’une façon ou d’une autre, elle pouvait y voir clair. Se cacher ne servirait à rien. L’intervalle des pas lui indiquait que l’être qui s’approchait d’elle était humain. Elle n’avait rien à craindre. Bientôt, les légers pas arrivèrent à son niveau. Ce n’était pas un prof. Ni un employé. La jeune adolescente qui venait de faire son entrée semblait ne même pas avoir remarqué la présence de Liÿu.
Au risque de la faire sursauter, elle engagea un début de conversation.

- Hey.

Hey? Quelle subtilité… Mais que voulez-vous qu’elle dise? Toutes deux se trouvaient dans le froid et l’insécurité de souterrains condamnés pour leurs tendances à faire disparaitre des élèves.
Liÿu repensa à ce qu’elle s’était dit plus tôt. Ne pas revenir dans ces souterrains sans savoir exactement quoi y chercher, sans en avoir un plan, sans lumière, sans être seule. Depuis, un petit nombre de choses s’étaient passées. Elle savait ce qu’elle cherchait: plus d’informations concernant le quoi et le pourquoi de la chose qui rodait dans ces allées. L’orbe s’était chargé de la lumière. Maintenant, une troisième condition venait de se remplir. Ne pas être seule. Mais cette élève aux cheveux longs était-elle une aide ou un poids?

- Tu étudies à Cairn? Tu t’y connais sûrement en magie et truc bizarre, alors. C’est censé représenter quoi la jolie étoile juste là? Je ne connais rien aux pentacles.

Voilà qui était direct. Les présentations n’étaient pas utiles dans un lieu comme celui-ci. Si elles s’avéraient nécessaires, elles se feraient plus tard.

- Tant que j’y pense… tu ne serais pas à l’origine d’un bruit étrange, il y a quelques minutes?

Des craquements, de la poussière. Pensant un instant, Liÿu pensa qu'une partie de la salle était en train de s'effondrer. Accompagné d'une odeur infecte, ce fut au contraire un passage qui apparut.
La jeune humaine fut prise de stupéfaction. Orbe et vision, couloirs et claquements, salle et passages secrets. Le moindre endroit de ces souterrains semblait avoir ses propres étrangetés.
Depuis la salle circulaire, Liÿu n’avait pas opté pour un odorat si aiguisé. Elle sentait juste assez bien pour de prendre conscience de ces gaz invisibles qui l’entouraient sans pour autant que les effluves en soient insupportables. Seulement, le parfum qui venait de s’ajouter aux odeurs déjà présentes n’avait rien d’agréable. Mélangé aux autres émanations et à l’humidité omniprésente, le résultat pouvait soulever le cœur de n’importe qui. Liÿu aurait pu baisser son odorat jusqu’à ne plus rien sentir, mais n’était-ce pas une bien mauvaise idée d’être totalement privée de son nez quand le seul moyen de repérer un gaz potentiellement toxique, au milieu de tous ceux renfermés dans ces galeries, était de le sentir avant qu’il ne soit trop présent dans ses poumons?

*Trois! Je ne reste plus dans cette salle. Pas avec cette senteur répugnante.*

- Eh, l’élève! Tu restes dans cette obscurité ou on fait demi-tour ensemble?

...~oOo~...

Une histoire commence...
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MessageSujet: Re: Chapitre 4   Lun 16 Aoû - 11:53

Avana avait finit par suivre Liÿu en dehors de ses souterrains mystérieux est dangereux... Quoi qu'il en soit, les elfes de maison n'osaient pas s'approcher de cette entrée découverte, même pour la reboucher. La rumeur de ce souterrain découvert s'était étouffée et personne n'y retourna...
Pour l'instant.

De leur côté, Kin et Tari se préparent à sortir.
La découverte d'une carte détaillée des montagnes entourant Cairn les certifies que la bête s'y cache. Le cauchemar de Tari, dans lequel la bête s'était prononcée dans une sorte de caverne, les avaient confortée sur la piste des montagnes.
Déjouant un Daniel épuisé dans le hall, elles quitteront l'école à dos de cheval en milieu d'après midi.

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Parcque si ce n'est pas clairement incrit dans le règlement, ce n'est pas explicitement interdit !
(la chaine de montagnes noires)


Tari, Kin, Le narrateur


Fronçant les sourcils en étendant Tari, elle soupira avant de se tourner vers elle avec un sourire rassurant, amusée par sa moue de gêne. Nul doute que Tari se débrouillerait très bien malgré le fait qu'elle n'était nullement expérimentée à la chose, autant dire que les elfes avaient cela dans le sang! Lui attrapant doucement la main, elle la mena à travers l'écurie, cherchant du regard une monture correcte pour la novice qui avait tenu à l'accompagner. C'était bien le moment de lui apprendre ce genre de choses! Enfin, elle vit ce qui l'intéressait et s'arrêta devant une stalle où patientait paisiblement un hongre bai. L'animal les suivit du regard avant de se rapprocher de la main que lui tendit l'elfe pour lui permettre de renifler son odeur.

"Voila, c'est un cheval assez calme mais suffisamment robuste pour notre ballade. Tu verras, l'équitation de base n'a rien de bien sorcier, c'est une question d'équilibre et de communication avec l'animal."

A
ppuyant une main sur l'épaule de Tari, elle l'invita du regard à faire connaissance avec l'animal tandis qu'elle allait chercher de quoi l'harnacher. Elle revint rapidement avec le nécessaire et après avoir brosser la robe de l'animal et nettoyer ses sabots, elle lui fixa la selle et le bridon avec une aisance due à des années de pratique. Le cheval étant également très calme et docile, il n'offrit aucune résistance. Une fois la monture prête, elle plaça les rennes dans la main de l'elfe blonde en lui disant de l'attendre dehors, après quoi elle se hâta d'harnacher sa propre jument qui l'accueillit d'un hennissement de frustration du fait d'avoir tant dut attendre avant de se venger en la fesant tourner en bourrique tandis qu'elle lui mettait la selle. Etant habituée aux humeurs de sa compagne de route, Kin en sourit et parvint rapidement à y mettre fin pour rejoindre Tari à l'entrée de l'écurie.

"Bien Tari, tu te place à gauche de ta monture et tu poses tes mains à l'avant et à l'arrière de la selle pour t'y accrocher. Ensuite tu places ton pieds gauches dans l'étrier - le triangles métallique qui se balance- et tu y prends appuie pour te hisser dessus. Tu fais passer ta jambe droite au dessus de la croupe- ou le cul du cheval, comme tu le sens- et tu t'assieds."

L
ui montrant l'exemple, elle se mit en selle sans difficulté, appréciant à l'avance la ballade qui allait suivre. Attendant que Tari parvienne à en faire de même, elle flatta doucement l'encolure d'Akane qui piaffait, faisant voler quelques mottes de terre sèche tandis que sa cavalière fixait leur destination du regard. Ca n'allait pas être de la tarte malgré les quelques heures qu'elles avaient devant elle, il leur faudrait galoper à brides abattues pour revenir à l'école à temps dans la mesure ou elle avait promis à Daniel de ne rien faire d'interdit par le règlement. Elle et sa manie de faire des promesse à tout bout de champs, mais elle n'avait pas put s'en empêcher face au comportement du majordome.

Tari suivit Kin à l'intérieur de l'écurie. Quand elles s'arrêtèrent devant un des box de l'écurie, l'elfe aux cheveux d'argent s'émerveilla de la créature qui se trouvait devant elle. Même si l'animal pouvait être considéré comme... commun, Tari n'en avait pas vraiment vu durant sa vie !
Son amie rousse la laissa quelques minutes avec le cheval. Timidement, elle tendit la main vers lui.
"Salut toi."

Elle sourit doucement à l'animal. Elle sentait bien qu'elle s'entendrait avec lui ... du moins, elle l'espérait ! L'elfe rousse revint peu après et sella la monture de Tari. Elle admira Kin s'occuper du cheval avant que cette dernière ne lui fourre les rênes dans les mains.
Avec un léger soupir, la demoiselle attira doucement sa monture à l'extérieur. Là, elle attendit son amie tout en caressant le cheval.
Quelques instants après, Kin la rejoignit. Tari écouta les instructions de son amie puis la regarda monter sur sa jument. Elle suivit ensuite scrupuleusement les indications.

Placer à gauche... mains de chaque côté de la selle... pied à l'étrier... Tari essaya de se hisser sur le cheval, mais retomba au sol. Elle fit une petite moue mécontente mais se redressa et avança doucement vers le cheval. Elle ne se laisserait pas battre par lui !

Après un deuxième essai, Tari se retrouva perchée sur le dos du cheval. Elle fit un grand sourire victorieux, c'était déjà ça !

"J'ai réussi !"

Observant les péripéties de son amie avec un sourire en coin non dissimulé, la rouquine attendit que Tari soit en selle pour poursuivre ses explications qu’elle voulait claires et concises, n'ayant guère le temps de s'attarder sur ce genre de chose. Tirant doucement sur ses rennes pour indiquer à sa jument de se tourner vers l'autre équidé, elle lâcha ensuite ses sangles et applaudit.

"Très bien, à présent, tu prends les rennes en main. Elles doivent être tendues sans tirer pour autant sur la bouche du cheval.
Tu t'en sers pour diriger ta monture sans lui arracher la bouche, une renne à la fois ou tu lui donnerai des ordres contraires. Pour le faire accélérer, tu presses tes talons sur ses flancs. J'ai bien dis ‘presser’, pas ‘flanquer’ des coups de talons. Pour le faire ralentir, tu tires légèrement sur tes deux rennes tout en t'inclinant légèrement en arrière, tu peux bien évidemment lui donner tes indications de la voix mais je n'ai pas le temps de t'apprendre tout ça maintenant. Veille bien à garder ton équilibre et ne t'accroches pas aux rennes. On y va, tu vas apprendre sur le tas ma chère!"


A
ussi tôt le signal du départ donné à sa condisciple, elle mit sa jument au trot quelques minutes pour lui permettre de se dérouiller les jambes avant qu'elle ne la mette au galop. Si Tari ne s'en sortait pas, le hongre suivrait très certainement par réflexe la jument, cela ne posait donc pas trop de problèmes. Le regard fixé sur la chaîne montagneuse, l'elfe supposa que Tari l'appellerait si elle avait le moindre problème sérieux. Pour l'instant, il leur fallait rejoindre les montagnes au plus vite sans épuiser les chevaux.
Pas de galops de charge donc, juste de courtes foulées à vive allure. A ce rythme, elle y serait d'ici un quart d'heure, ce qui permettrait à Tari de se familiariser avec l'équitation. Se remémorant la carte, Kin inclina légèrement les rennes pour diriger Akane vers une grotte qu'elle avait relevé sur le tracé du papier. Sans doute ne serait ce pas aussi facile, mais il fallait bien commencer quelque part n'est ce pas?

L'elfe accueillit les applaudissements de Kin avec un petit sourire. Elle écouta ensuite la suite des instructions de son amie. Avant même de se mettre en route, Tari essaya d’appliquer ses conseils.
Quand l'elfe rousse pris la suite du chemin, la demoiselle aux cheveux argentés pressa doucement sur les flancs du cheval afin d'avancer aussi. Tari sourit plus largement à cette nouvelle ... "victoire".

*C'est déjà ça de gagné !* pensa-t-elle.

Maintenant qu'elles étaient en route, il ne restait plus qu'à savoir où elles allaient aller ! Tari se rapprocha de son amie en se mettant à sa hauteur tout en faisant attention de garder un équilibre qu'elle n'avait pas encore tout à fait.

"Dis-moi, où allons nous en premier ?"

Tari jeta un coup d'oeil à son amie. Même si elle avait copié la carte, elle ne l'avait pas tout à fait en tête.

Malgré le vent qui lui fouettait les oreilles sous la course de sa monture, l'elfe entendit la question de sa semblable et haussa tout d'abord les épaules. Elles allaient droit à la mort, peut être allaient elles en enfer également mais aucune de ses réponses n'aideraient en quoi que ce soit Tari. Soupirant en elle-même, elle tourna la tête vers la Blonde tout en lâchant les rennes pour lui indiquer d'une main un endroit précis dans la chaîne montagneuse.

"Il y a une faille par là, sans doute l'entrée d'une grotte. On va commencer par là."

R
eprennant les rennes, elle pressa l'allure des talons pour rejoindre enfin le pied des montagnes. Les derniers mètres franchis, elle tira doucement sur les rênes tout en calmant sa jument de la voix. Lorsque celle-ci s'arrêta, elle descendit souplement et bloqua les rênes longues dans les étriers pour éviter que sa jument se prenne les pieds dedans.
Il ne manquerait plus qu'elle ait une monture éclopée pour revenir.
Attendant que Tari la rejoigne sur le sol ferme, Kin se connecta à l'esprit d'Akane, intimant à celle-ci l'ordre de rester à proximité et de répondre au moindre appel. Après avoir eu la certitude qu'elle obéirait, elle décrocha son paquetage et le fourra sur son dos avant d'entamer la grimpette, se remerciant d'avoir bandé son genou abîme avant de venir. Au moins n'en souffrirait-elle pas dans l'immédiat.
Faisant signe à Tari d'être discrète, l'elfe grimpa sans trop de difficulté jusqu'au renfoncement livrant l'accès à ce qu'elle supposait être une grotte. Sortant de sa poche son briquet, elle le garda à la main en attendant que Tari atteigne sa hauteur. Se tournant vers elle, elle lui chuchota quelques mots tout en songeant que de très nombreuses créatures auraient tôt fait de les repérer.

"Surtout, rappel-toi ta promesse: tu t'enfuis dès que je te le dis!"

L
e ton était impératif et elle se sentait prête à pousser elle même Tari vers le bas de la montagne si elle ne s'exécutait pas assez vite à son goût.

Une grotte ? ... Le regard de Tari s'assombrit légèrement. Était-il possible que cette grotte soit celle où était la Bête ? Elle n'en savait rien et elle se garderait bien de le savoir. D'un autre côté, le mur qu'elle avait percuté dans son rêve était en pierres taillées, donc peu de chance que cette grotte soit son repère, sauf si peut-être cette entrée menait à un souterrain ...

*Tu te poses trop de questions, arrêtes de te faire peur ainsi !* se sermonna-t-elle.

Elle reprit son souffle, n'ayant même pas remarqué qu'elle avait retenu sa respiration quelques secondes. Quand l'elfe leva la tête, elle aperçut Kin déjà plus loin. Elle s'empressa alors de faire accélérer sa monture afin de rejoindre son amie au pied de la montagne.
Une fois arrivée devant, elle descendit comme elle pu du cheval et imita Kin. Après une dernière petite caresse, la demoiselle monta elle aussi la pente, tout en étant discrète.
La discrétion, elle connaissait assez bien, même si elle n'était pas vraiment habituée quand il s'agissait de la montagne.

Son sac sur le dos, elle fut bientôt à la hauteur de son amie. Cette dernière lui rappela en murmurant sa promesse de fuir à la moindre demande de Kin. N'ayant pas vraiment envie de débattre sur le sujet, Tari prit une expression assez grave et hocha la tête, mais se doutant que cela ne suffirait pas, elle murmura également :

"Ne t'inquiètes pas, je m'en souviens."

Mais si elles ne se faisaient pas repérer, il y avait très peu de chance que Tari est besoin de fuir à la demande de son amie. Il ne restait donc plus qu'à espérer. Bien, à présent, il était temps que les choses sérieuses commencent. L'elfe prit une inspiration avant de planter son regard turquoise dans celui de Kin, attendant le moindre signe de départ.

Cairn quitté à 15h.
Les demoiselles avaient marchés deux bonnes heures depuis les plaines où leurs montures broutent. Le temps de trajet fait avancer le soleil, il est désormais 17h. L’astre frappe de ses rayons les sols, qui commencent à s’assécher sous la canicule. Les montagnes se rapprochent, les pierres sont chaudes.
Dans le silence qui entoure les jeunes femmes, puisque le vent ne hurle pas entre les fentes abruptes des monts ; des yeux épient. Les créatures qui vivent ici sont nombreuses et toutes aussi dangereuses que celles que la forêt noire peut abriter. Celles-ci sont certainement moins malsaines, mais tout prédateur doit se nourrir et la chair fraîche de deux jeunes filles est un met rare par ici.
Tari dans son sac porte deux litres d’eau, la carte qui leur permette d’avancer et son arc démontable.
Pour Kin, l’attirail relève du camping : Trois sandwichs, deux litres d’eau, une dague, un briquet, l’encrier de Nialcen et du papier. Elle porte un ensemble de rechange comprenant un t-shirt, un jean et une veste. Une corde de vingt mètres et une de cinq pendent enroulées sur les côtés.
Son sac est lourd et son genoux est encore blessé.
La montée est assez rude, un chemin plus ou moins tracé entre les rocailles les mène à une caverne.

La cavité était assez haute à l’entrée, la strate de calcaire entre couche de granit et roche volcanique est poreuse, provoquant quelques éboulements dans les montagnes sombres. Par là, à une époque lointaine, l’eau devait s’écouler en creusant de longues et grandes galeries, parfois plus ou moins accessibles.
A la chaleur de l’été qui sévit au dehors, la grotte est fraîche et humide. Plus les jeunes femmes avancent, plus la moiteur des murs se fait poisseuse et le sol suintant. A force de marcher, toutes deux auront déjà consommés un litre d’eau. Deux heures en plein soleil il faut boire.

Leurs yeux s’adaptent à l’obscurité, mais l’ombre sera trop épaisse pour continuer. Le haut de cette faille dans la roche s’abaisse lentement, il descendra de deux mètres à un mètre cinquante. Un goutte-à-goutte lointain se fait entendre, le chemin est accessible pour le moment.
Si les demoiselles continuent elles seront confrontées à un choix. Visiblement l’eau qui s’écoulait ici prenait deux sources, à moins qu’un morceau de roche planté là n’ait pas cédé à l’érosion et que le chemin se retrace derrière en un seul.
Quoi qu’il en soit, la voie se sépare en deux, se relevant sur sa hauteur à un mètre soixante dix. Contre les parois, des bulbes de calcaire déposés suintent en de longues tentacules fines vers le sol.
Faut-il continuer ?

Bon, avant d'aller plus loin, il fallait faire une pause ne serait ce que pour manger un bout. Il n'aurait plus manqué qu'elle soit repérée dans la grotte à cause de l'odeur des sandwichs. Posant son sac au sol, la rouquine se mit à l'ombre dans l'entrée de la cavité avant de tirer son sac vers elle pour l'ouvrir. Elle en tira les sandwichs et en lança deux vers Tari. L’elfe sort sa bouteille d'eau pour se désaltérer, ce qui était plus que nécessaire dans l'immédiat.
Profitant de la fraîcheur que leur offrait la grotte, Kin releva le bas de son pantalon pour mettre à nu son genoux blessé dont elle défit le bandage pour le refaire un peu plus serré. Certes, c'était bien moins douloureux qu'il y a quelques jours mais ça n'était tout de même pas des plus agréables. Soupirant, elle déballa le premier sandwich et le dévora en silence, le regard fixé sur les profondeurs de la cavité. Le papillon qui s'était tenu tranquille jusque là se glissa hors de la chevelure de la demoiselle pour voleter aux alentours de Tari tandis que sa propriétaire n'en menait pas large. Il leur avait fallut deux heures pour venir et plus elles allaient loin, plus il leur faudrait de temps pour rentrer; et il était hors de question de louper le couvre feu.

Attaquant son seconds sandwich qu'elle mâchonna tout en réfléchissant, l'elfe ne jeta pas un regard à sa condisciple, espérant toutefois qu'elle l'imitait et reprenait des forces en mangeant. Une fois son repas terminé, elle remit son genou à l'abri sous le pantalon de toile et se redressa avant de s'enfoncer un peu plus loin dans la cavité… Fronçant les sourcils en constatant que l'humidité se faisait plus présente.

Tari attrapa les deux sandwichs que lui lançait son amie. Elle s'assit alors à terre en posant son sac près d'elle. Elle mangea rapidement son "repas" avant de sortir de quoi boire. Elle aperçut du coin de l'oeil Kin refaire un bandage autour de son genoux. C'est vrai qu'elle boité il n'y a pas longtemps. Mais demander comment elle avait eu cette blessure ne l'avancerait en rien étant donné que la rousse ne répondrait pas à sa question !

Elle accueillit avec un sourire le papillon qui passait dans les parages après avoir quitté Kin. L'elfe tendit le doigt et l'insecte s'y posa. Elle put alors observer ses ailes. Peu après, il s'envola à nouveau.

Alors que Tari se relevait en fourrant les emballages des sandwichs dans son sac, Kin lui tendit une veste. Elle l'enfila en la remerciant d'un signe de tête. Elle ajouta à son paquetage la corde que lui tendait Kin, au moins, si il y avait un problème ... de trou, disons, elles ne seront pas coincées sans pouvoir rien faire !

La demoiselle aux cheveux d'argent vérifia sa coiffure puis remit son sac sur le dos avant de suivre son amie dans la cavité. Ses yeux s'habituaient peu à peu à l'obscurité régnante, malgré la faible présence de la flamme. Elle eut un petit sourire à la remarque de son amie. C'est vrai que le plafond de la grotte était plus bas et elle n'en avait pas vraiment l'habitude !

Le son de goutte ne l'étonna guère, ce genre de cavité était creusée par des rivières souterraines ou non et la rivière entre les deux forêts ne venait pas du ciel. Revenant vers Tari, elle se pencha de nouveau vers son sac et en extirpa sa veste avant de la jeter à l'elfe blonde avec un sourire.

"Mets ça tu veux, on risque de prendre une douche."

E
xaminant son sac, elle céda également à Tari la corde de 5 mètres au cas ou. Imaginez qu'elle se casse la gueule dans un trou quelconque et qu'elle s'y retrouve coincée avec les deux cordes. Pas génial le programme! Toujours est il qu'elle ramassa les emballages de nourriture et les fourra au fond de son sac pour ne pas laisser de traces trop évidentes derrières elles. Cela fait, elle s'enfonça dans la faille, se baissant au fur et à mesure que le plafond s’enfonçait. Briquet à la main, malgré le fait que la lumière de la flamme vacillante risque de les faire repérer, Kin délit ses lèvres pour exprimer son irritation :

"Génial, faut avoir le format nain pour ne pas se casser le dos..."

F
aisant la moue, elle s'immobilisa face au carrefour; et elle qui n'avait pas prit son GPS! Hésitante, elle resta plantée là durant quelques instants avant de se tourner vers Tari. Si elle la laissait aller seule de son côté, Kin était persuadée qu'elle ne prendrait pas la fuite face au danger mais étant deux, elles auraient dut en profiter pour inspecter les deux voies. Bien, tant qu'à faire elle allait laisser Tari décider pour une foix, ou du moins allait elle lui demander son avis.

"On fait quoi? On se sépare ou on continue ensemble?"

E
rk, elle détestait ce genre de situation! Si elle avait été seule, au moins n'aurait elle eut qu'un faible dilemme qui n'engageait qu'elle: droite ou gauche. Là, c’était quitte ou double.

Elle se redressa un peu quand l'elfe rousse se stoppa à un carrefour. Deux chemins... Génial!
*Il ne manquait plus que ça !* pensa l'elfe.
Elle laissa un soupir passer la barrière de ses lèvres.

Kin se tourna vers elle, lui demandant son avis quant au chemin à suivre. Elles étaient deux ... il y avait deux chemins. Le plus simple aurait été de faire l'une d'un côté et l'autre de l'autre. Cela permettrait de couvrir pas mal de distance. Elles pourraient toujours faire part de leurs découvertes plus tard ! Si elles avaient eu un moyen de communication, cela aurait été plus simple également ! Tari soupira en se tourna vers son amie, les bras croisés sur sa poitrine, après son moment de réflexion.

"Séparons-nous, on couvrira plus de distance comme ça !"

Elle espérait qu'elle serait écoutée par Kin. Même si elle savait que son amie lui avait juste demandé son avis ! Elle riva ses iris turquoise, dans les yeux de son amie. Elle attendait sa décision à présent.

Kin offre a Tari deux sandwichs. Ne donnant pas le détail de son repas sur le terme narratif, les deux sont estimés mangés.
Les rations sont donc à zéro et un demi litre de plus sera bu... Dans les réserves de nourriture, seule une demie bouteille d'eau reste par jeune fille.

La pierre du briquet chauffe, sa faible lueur n'est pas très efficace pour voir où l'on pose les pieds et son gaz se consume lentement. Les demoiselles décident de se séparer. L'une empruntera le chemin de gauche et l'autre celui de droite, peut importe. Quoi qu'il en soit, Kin à la flamme en main... Tari avancera donc dans l'obscurité? La question n'étant pas tranchée et le besoin d'avancer se faisant pressent vue l'heure, elles avancent chacune dans un boyaux.
Pas de torche à proximité, donc pas de bois, pas de combustible pour faire tenir la flamme. Les demoiselles se sont préparées à une randonnée, pas à de l'exploration. Il est certain dans un premier temps que Tari avancera plus lentement. A force de tâtonner la roche humide pour avancer, elle s'en cognera certainement même la tête.
Attention ou l'on pose les pieds par ailleurs, ça pourrait glisser.

Au bout de quelques mètres Kin se retrouve face à une nouvelle intersection. De sa faible lueur en main, elle peut remarquer que le boyau nouveau va dans le sens inverse de sa marche... Tari déboulera-t-elle de là? Si elle attend quelques minutes elle la verra effectivement sortir. Il n'y avait donc à la base qu'un seul chemin pour les eaux évacuées. Si Kin avait décidé de ne pas prêter attention à ce tuyau nouveau elle aurait avancé sans Tari, provoquant le retard de cette dernière (à vous de faire selon votre personnage et pas selon le sens pratique de cette narration.)

Marchant de nouveau ensemble ou séparément, Kin constatera que le boyau s’étréci de plus en plus. Elle devra avancer à quatre patte dans quelques petits centimètres d’eau. Le briquet chauffe de plus en plus… et l’humidité n’est pas bonne voisine avec la flamme.
Il y’a-t-il vraiment quelque chose à attendre d’une faille dans la roche calcaire ? Ou l’eau avait creuser son chemin ? Qu’attendent les jeunes filles, une cavité plus grande ? Ici visiblement il est déjà difficile, mais pas impossible de se mouvoir, seulement… qu’il y a-t-il à voir vraiment…

On continue ?

"Amen!"

B
ien, si elle voulait se séparer qu'il en soit ainsi. Lui laissant le chemin du coeur, elle s'engagea dans le boyau de droite, prenant grand soin d'éclairer le sol pour ne pas s'étaler à chaque pas. Elles étaient ridicules et beaucoup trop lentes que pour être efficace mais dans l'immédiat, elle ne voyait rien de mieux à faire. Ne lui restait plus qu'à prier pour que Tari ne fasse aucune rencontre néfaste. Avançant silencieusement, elle fit toutefois une pause pour changer le briquet de main, ayant un peu de mal à le rallumer dans la mesure où elle était droitière. Portant son doigt brûlant à ses lèvres pour le refroidir, elle sursauta et faillit lâcher le briquet lorsque quelque chose passa à côté d'elle. Un animal? Elle n'avait pas eu le temps de voir mais cela la conforta dans son impression de n'avancer à rien. Toujours est-il qu'elle reprit son avancée pour tomber plus loin sur un nouvel embranchement. Génial, et là; elle se séparait en deux ? Observant les ténèbres, elle s'immobilisa lorsqu'il lui sembla entendre du bruit. Vu la direction, il était envisageable qu'il s'agisse de Tari... Mais cela n'avait rien d'une certitude.
Après tout, de nombreux animaux s'étaient adapté à la vie dans les grottes, elle pensait aux chauves souris, aux rongeurs, aux salamandre aveugles, à certaines araignées que l'on pouvait qualifier d'énormes sans aucune exagération... Enfin, ça c'était les bestioles traditionnelles car les dragons n'avaient rien contre les grottes eux non plus même si vu la taille, il ne pouvait s'agir que d'un dragon nain. Sans doute y avait il plein de bébêtes magiques qui devaient affectionner ce milieu sombre et humide, mais elle se refusait d'y penser maintenant. Toujours est il qu'elle prit le risque d'attendre pour voir ce qui était la source de ce bruit, priant une fois de plus -c'est quelle deviendrait presque croyante la Kinette- qu'il s'agisse de Tari . Et...Dieu ou diable exauça sa prière et elle ne put retenir un soupire de soulagement.

"Bonjour vous...
Tari, ça ne fonctionnera pas comme ça. Au mieux on se perdra, au pire...Tu ne veux pas connaître le pire."


E
lle chuchotait ...Pourquoi? Et bien pourquoi pas? Pis d'abord, elle faisait ce qu'elle voulait! Repensant au truc qui l'avait dépassé, l'elfe se demanda si il n'y avait pas moyen d'exploiter les animaux qui occupaient la grotte, leur épargnant ainsi de parcourir de long en large tout les tunnels et passages que pouvait posséder cette montagne. Il n'y avait qu'une façon de savoir si ça fonctionnerai pas vrai?

Après un hochement de tête, l'elfe se tourna vers la gauche. Elle avança doucement, pas très sûre dans un premier temps. Ses yeux avaient encore un peu de mal à s'habituer à l'obscurité, elle laissa donc sa main courir sur la paroi près d'elle.

Alors qu'elle put enfin voir ... ou presque, dans le noir, elle se redressa largement. Elle rebaissa bien vite la tête en poussant un gémissement de douleur. La demoiselle se massa le haut du crâne pour essayer de faire passer la douleur que le plafond bas venait de lui faire subir.

"La prochaine fois, je reste avec Kin ... elle au moins à de la lumière !" marmonna l'elfe. "Je suis bonne pour avoir une bosse demain !"

La jeune femme soupira en continuant son chemin. Elle s'inquiétait tout de même un peu. Elle avait poussé un gémissement et elle ne savait pas si il avait été près audible ou non. Elle priait pour que ce ne soit pas le cas !

Elle continuait donc d'avancer dans le noir avec un mal de crâne qui commençait à venir. C'était bien sa veine ! Une faible lueur attira son attention en face d'elle. Ce pourrait-il qu'il s'agisse de l'elfe rousse ?

Tout de même un peu méfiante, elle se fit toute petite tout en avançant. Quand elle reconnut le visage de son amie, Tari se montra à la lumière du briquet.

"Finalement, ils se rejoignaient !"

Tari regarda vers le boyau qu'elles ne semblaient pas avoir encore visité. Elle avait la nette impression que pour le moment, même si elles étaient au début, elles tournaient en rond !

Tourner en rond? Pourtant les jeunes filles allaient tout droit... avec quelques petits virages et un embranchement en Y qui se rejoignait quelques mètres plus tard. (La preuve par rp)
L'eau n'affectionne pas les labyrinthes, elle va au plus efficace pour rejoindre la sortie... Ce conduit est naturel à cent pour cent, aucune race, quelle qu'elle soit, n'a ici posé sa patte pour détourner un quelconque boyau.

D'ailleurs, les demoiselles reprennent leur avancée. Le briquet chauffe toujours, à force d'être maintenu sans pause, allumé, il semble brûler de haut en bas.
Kin avait croisé un animal? Certainement une ombre. Ici, pas de bestiole... ces conduits ne sont pas des égouts. Cependant, le boyau où elles s'avancent monte légèrement. Une pente très douce qu'elles gravissent les genoux dans un léger cours d'eau, stagnante plus bas pour s'infiltrer dans la roche poreuse.
Après plusieurs mètres, dans une obscurité qui serait alors pleine si le briquet venait à s'éteindre ou à surchauffer, les jeunes femmes débouchent.

Devant elle, le noir le plus total. Le briquet éclair très faiblement les parois derrières elles et sur leurs côtés dans périmètre de moins d'un mètre.
Devant Kin et Tari, le vide. Si l'une d'entre elle s'avance, ses pieds rencontreront de l’eau, prise immédiatement jusqu’au cheville (à conter qu’elle n’y glisse pas). Ici l'eau stagne depuis bon nombre d'année. Une eau sombre et calme qui n'a pas changé d'air et rencontré de nouveaux habitants depuis des lustres. Mais quel est cet endroit, l’eau est-elle profonde ? En tout cas sur les côtés, la paroi devient trop pentue pour pouvoir avancer à pieds secs. Il n’y a visiblement qu’une place de deux mètres devant elles, faites dans la roche… pas de galets ou de sable par là. Mais qui s’avancera… ce n’est peut-être qu’un conduit avec un plafond plus haut… que la lueur du briquet ne peut éclairer par sa faible portée… peut-être que devant l’eau n’est pas profonde… et que sur les côtés, les parois ne sont pas loin…

Qui décide quoi… qui agit surtout !

Mouai...Parler à un mur revenait au même. L'elfe ne semblait pas franchement comprendre qu'elles étaient sous équipées. Heureusement; elle avait quand même apporté des cordes mais il lui semblait que ses doigts allaient s'enflammer d'un instant à l'autre. Changeant une fois de plus le briquet de main, les plongeant dans l'obscurité un moment, le temps qu'elle parvienne à le rallumer, Kin reprit sa progression en essayant de positionner la flamme de manière à ce que Tari puisse voir où elle marchait. Enfin, voir où elle marchait... Ou elle nageait plutôt. L'eau envahissait doucement la galerie...Et leurs chaussures par la même occasion.

"Génial! On serra vernis si on ne choppe pas la mort à se balader comme ça! J'ai pas d'option waterproof moi..."

E
nfin, le bout du tunnel...Qui débouchait sur rien du tout, ce à quoi elles aurait dut s'attendre en fait. Si c'était si facile, elles ne se prendraient pas tant la tête pour débusquer leur gibier. S'accroupissant avec moult précautions, -n'aurait plus manqué qu'elle glisse et se retrouve complètement trempée, briquet compris- la jeune femme tâtonna doucement puis releva vivement la main en touchant de l'eau.

L'obscurité se fit quelques instants, le temps que Kin puisse rallumer le briquet. Tari bougea légèrement et un léger clapotis parvint à ses oreilles.

*De l'eau ?* se demanda-t-elle.

La réponse ne se fit guère attendre, quand l'elfe rousse réussit enfin à rallumer le briquet, elles virent qu'elles commençaient à patauger dans l'eau. Le seul mot qui vint à l'esprit de Tari fut : Génial, un mot purement ironique au vu de la situation dans laquelle elles étaient.
Quand elles atteignirent le bout du tunnel, elle arrivèrent devant une masse noire ... enfin, masse n'est pas tout à fait le terme, plutôt une étendue noire. Et d'après elles, une étendue d'eau. Tari n'était pas tout à fait à l'aise et elle constata que son amie non plus.

La flamme du briquet se reflétait dans cette dernière, laissant Kin mal à l'aise. La dernière marre sombre dans laquelle elle s'était risquée lui avait valut pas mal de soucis mais...Avait-elle le choix? Se redressant, elle attrapa l'épaule de Tari et força la demoiselle à tourner sur elle. Piochant la corde dans son sac elle en tendit un morceau à la jeune elfe.

"Accroche-toi la corde à la taille et sers bien le noeud. Je ne sais pas si ce truc est profond mais il semble que ce soit l'heure du bain.

E"
t quel bain par tous les diables! De l'eau croupie qui stagne depuis on ne sait combien de temps, ça ne sentait pas vraiment la rose. Soupirant, elle s'attacha elle même également en veillant à ne pas laisser tomber le briquet.

Kin attrapa son épaule et Tari tourna légèrement pour laisser libre accès au sac qu'elle portait. Son amie prit une des cordes et en tendit un bout à Tari qui l'attacha à sa taille à la demande de Kin. Son amie fit la même chose avant de lui donner le briquet. Apparemment, elle comptait voir si ce ... bassin pouvait être profond ou non.

Une fois assurée que Tari était bien attachée, l'elfe dut bien lui laisser le briquet. Il lui était impossible d'essayer de traverser cette marre, quitte à nager, tout en gardant la lumière à la main. Pourquoi, mais pourquoi Jésus ne se montrait-il jamais lorsqu'on avait besoin de lui?! Ce n’était pas son truc de marcher sur l'eau? Encore un glandeur!
Avançant lentement, elle sentit l'eau lui entourer les chevilles et frémit, peu enthousiaste à l'idée de remuer cette masse liquide. Est-ce que c'était plus profond au milieu? Pitié seigneur (ou narrateur XD) faites que cela ne soit pas le cas. Puer la mort ne faisait franchement pas parties de ses envies.

Elles continuaient d'avancer dans cette grotte lugubre. Tari se demanda finalement si cela avait été une bonne idée de venir ... quoi qu'il en soit, il n'était plus temps de penser à cela, elles étaient bien trop avancées et de toutes manières l'elfe avait voulu accompagner son amie quoi qu'il se passerait !

L'elfe posa ses yeux turquoise sur Kin. Elle espérait vraiment qu'il ne se passerait rien de dangereux pour elles! Elle observa son amie avancer doucement dans... l'eau et elle leva un petit peu le briquet pour essayer que son amie y voit un peu, même si la portée du briquet n'était pas bien grande !

Les fourmis peuvent bien supplier leur seigneur, s'il est bel et bien humain, il continuera à taper sur la fourmilière à grands coups de pelle. (Boutade de mauvais goût, herm!)
Quoi qu'il en soit, un bon narrateur prévoit ses coups à l'avance, il ne s'arrange pas pour emmerder au maximum son monde. Le destin de cette caverne est scellé depuis sa première intervention, et que vous avanciez ne fera que vous dévoiler la face cachée que ce même narrateur complote depuis le début.
Un tirage au sors pourrait être plus judicieux pour les fois prochaines, afin de laisser un pourcentage plus concret choisir votre destin ^.~

Le lieu est aussi silencieux que sombre. Dans ces lourdes ténèbres, l'eau stagnante n'ondule pas. Pas une vaguelette ne s'écrase contre les parois épaisses de calcaire...
Alors que Kin s'encorde à Tari pour rejoindre l’eau, elle sera certainement surprise, ou non, de ne pas toucher pied à terre. Cette caverne est une sorte de bulle d’air enfermée dans la roche et que l’eau a continuée de remplir par quelques conduits fins… Le tremplin sur lequel les demoiselles sont arrivées, une fois sorties de leur tunnel, est à mi-hauteur de l’ensemble de cette cavité. L’eau à leurs pieds est donc haute, comparée au fond qui est aussi spacieux que la partie respirable au dessus de la surface.
Il n’y a pas de pente douce à franchir pour ne plus avoir pied, le vide est direct.

Une fois Kin battant des jambes pour se stabiliser à la surface et continuer de respirer… Tari la rejoint. Toutes les deux elles nageront peut-être quelques mètres dans l’ombre. Derrière, le tremplin de calcaire sur lequel elle était, disparaît aspiré par les ténèbres.

L’eau n’est pas très chaude, elle est même aussi froide que la pierre… Dans ses profondeurs, une sorte d’onde frôlera les pieds agités des deux jeunes femmes.
Mais il y a-t-il vraiment une sortie à cette caverne là… Pourquoi ne serait-ce pas simplement une montagne à circuit de sources souterraines, creusant la roche comme un gruyère et par endroit, rejoignant des lacs souterrains où l’onde se meut étrangement à la première agitation en surface ? Qu’est-ce qui bouge sous elle d’ailleurs. Un ban de poissons ? Y’en aurait-il par ici ? Ou une algue quelconque, emportée par les battements des pieds sans les toucher et renvoyant leur propre mouvement ?
Quoi qu’il en soit, même après quinze mètres de nage (à compter qu’elles aillent jusque là) le fond n’apparaît toujours pas.

Et Maintenant?

Malgré ses belles paroles pleines de bon sens, rien ne lui ôterait de l'esprit l'idée que le Seigneur -Narrateur avait une dent contre elles. Toujours est il qu'elle fit un pas et… se retrouva complètement immergée! Jurant entre ses dents, l'elfe battit des jambes pour remonter à la surface afin d'y respirer un grand coup, constatant par ce faire que Tari l'avait rejointe. Herm...Mauvais calcul de sa part. Tapant la surface de l'eau en un geste d'agacement à l'idée que son briquet se soit fait la malle dans les profondeur, la rouquine tira doucement sur sa corde pour bien pouvoir localiser Tari. Mais foutre Dieu, pourquoi ne pouvait elle pas être nyctalope, ou même une sirène?! Non, à la place de ça, il fallait qu'elle se les caille dans une flotte puante et qui ne semblait pas des plus accueillante pour nager à l'aveuglette en espérant trouver quelque chose d'intéressant, si tant que ce machin intéressant ne la mange pas toute crue!

"Vie de merde!"

E
st ce que Tari savait nager? A sa connaissance, les loups ne faisaient pas de très bons maîtres nageurs mais elle pouvait apprendre sur le tas. Ca serait sa deuxième expérience inédite de la journée. Peut être devrait elle envisager de monter une petite entreprise d'initiation aux sports extrêmes ou au camping à la barbare pas préparé pour un sou. Et puis quelle heure était il? Si elle ne rentrait pas à temps, Daniel aurait toutes les raisons de lui en vouloir. Pourquoi, mais pourquoi devait elle se farcir tout cela ?!
S[/b] [/color]i Tari restait sur le bord, il faudrait peut être qu'elle songe à se décorder car elle avait l'impression de parcourir des mètres en vains. Certes, vingt mètres faisait déjà une sacré longueur mais une petite voix qu'elle aurait grandement aimé pouvoir éteindre comme on change de chaîne lui susurrait que cela ne serait pas assez long. Hé ho, elle n'avait pas la moindre envie de se taper un lac souterrain alors si on pouvait en rester là, ça ne la gênerait aucunement. Flipper, Willy, au secours ! Sa jambe la faisait toujours souffrir et elle commençait sérieusement à fatiguer même si l'eau glacée -car oui, elle est glacée saloperie de m*rde- lui avait donné un bon coup de fouet.


"Tari, si tu veux attendre sur le bords tu peux. 'Fin, si t'arrive à le retrouver d'abord. Fais-moi plaisir, dis-moi que tu as pu sauver le briquet, notre unique source de lumière ... Ou que tu as avec toi du bain moussant, histoire que la situation soit un peu plus amusante."

H
an non, on ne devait pas polluer l'eau, ce n'était pas bien pour une elfe. Protégeons la nature et les oiseaux, cuicui!

Kin avait continué d'avancer sous le regard de Tari et avec le peu de lumière environnante. Seulement, elle n'avait pas vraiment prévu que son amie rousse se retrouve totalement immergée, subitement, tout en l'entraînant à sa suite.
L'elfe regagna la surface le plus vite possible, n'ayant pas prit d'air pour faire un peu d'apnée ... enfin, pas suffisamment ! Quand elle émergea enfin, elle sentit la corde à sa taille se tendre, Kin la tirait vers elle apparemment ou du moins essayait ! Elle nagea donc dans cette direction afin d'atteindre son amie.
Encore heureux, elle savait nager, quoi que assez mal, mais bon au moins, elle savait, c'était déjà ça non ? Quoi qu'il en fût, elle venait de rejoindre son amie qui commença à lui parler. Tari eut un petit sourire désolé que Kin ne vit pas dans l'obscurité. Roh ... pourquoi donc elles ne pouvait pas voir même dans l'obscurité la plus complète ? Elle en fulminait !

"Rester au bord ? Sûrement pas ! Surtout que je sais même pas où il se trouve le bord exactement ! Quoi qu'il en soit ..."

L'elfe arrêta de parler quelques instants quand elle sentit quelque chose dans son poing fermé. Elle l'amena au dessus de la surface et s'aida de son autre main pour savoir de quoi il s'agissait.
*Le briquet !* pensa-t-elle.

Elle releva la tête vers son amie et ayant la désagréable impression d'être légèrement aveugle. Elle n'aimait pas cette sensation !
"Navrée, mais je craindrais que le briquet soit inutilisable maintenant, mais je l'ai en main ... c'est déjà ça !"

L'elfe laissa échapper un petit rire nerveux. Dans quoi c'était-elles embarquées encore ? Elle soupira mentalement en reprenant sa route juste derrière son amie. Elle était mal à l'aise dans ce noir. Pas qu'elle est peur de l'obscurité bien au contraire ... mais cette obscurité là était pour elle très oppressante et ... elle préférait ne pas y penser.

Quoique décide sa compagne d'infortune, Kin nagea vers ce qu'elle pensait être l'opposé du promontoire qu'elle venait de quitter. Manquerait plus qu'elle ne tourner en rond faute de lumière pour se diriger. Après tout, c'est pas comme si une chauves souris avait put passer ici et qu'elle aurait eut grâce à cette dernière un moyen de vision. Non non, là elle avançait simplement en priant pour atteindre le bords sans se manger une paroi ...Ou sans se faire manger. Cette possibilité lui tiraillait l'esprit à mesure qu'elle s’éloignait du bord et qu'il lui semblait percevoir un mouvement sous elle, une onde. Meuh non, on ne pouvait conjuguer tant d'emmerdes en si peu de temps, c'était strictement impossible qu'une grosse bestiole ou une plus petite mais plus vicieuse ne se trouve là. Impossible, impossible... Mais ça ne l'empêcha pas de nager plus vite contre toute raison. L'Impossible avait la fâcheuse manie à se retrouver au rang de notion dans un monde ou la magie régnait.

[color=#C39300][b]" Même pas peur d'abord, premier truc qui me touche, j'le transforme en poisson pané...Ou en n'importe quoi pané!"

La jeune femme sursauta. Elle avait la sensation que quelque chose avait bougé sous elle dans l'eau. Elle se mordit la lèvre inférieure d'anxiété ... que se passait-il encore ? Une bestiole ? Une bête plus grosse ? Ce n'était pas le moment de paniquer ! Mais Tari tremblait quand même ! Mais cela devait être autant de peur que de froid, étant donné que l'eau était glacée.

La fatigue commençait à la prendre en plus. Combien de mètres avaient-elles nagées ? Dix ? Vingt ? Peut-être plus. Et en plus, il fallait qu'elles rentrent ! Surtout qu'elles ne connaissaient pas l'heure qu'il était ! Roh ... elles n'auraient aucun répit pour le moment ? Sûrement pas !

Un narrateur qui vous en veut? Pour une histoire de 'camping à la barbare pas préparé pour un sous', le narrateur n'y est pas pour grand chose (rires). Il faut dire qu'un briquet pour explorer une grotte, c'est pas trop mal pour la série 'mission top secret' mais dans le monde des gens civilisés et plein d'expérience, la torche ou la lampe à huile c'est déjà plus utile! (héhéhéhéhumf! kof kof!) Le coup de la corde? Oui pourquoi pas... comme ça si l'une d'entre elles est tirée par le fond aucune des deux n'en réchappera bwéhéhé! Que de perches tendues au sadisme réaliste du narrateur....

Rien dans cette aventure sous terre, qui depuis le début ne semble pas aboutir à grand chose, n'a été imposé aux demoiselles... enfin... disons qu'elles y avancent de leur plein gré... 'On continu'? Elles ont le choix du retour jusqu'à ce qu'il ne le soit plus.

L'aspect calcaire et gruyère des environs aurait déjà du leur faire faire demi tour pour s'aventurer dans une caverne déjà plus draconnienne (au sens parlé...). Un truc qui ressemblerait d'avantage à un ancien nid qu'à un truc naturellement creusé et non habité. J'ai dit non habité?
Ho bien sûr, on pourrait se trouver le genre de scénario niai repris et rerepris par le cinéma américain? On imaginerait son résumé comme:
-mille ans de captivité... Un gros appétit! Un lac recouvert par la dévastation d'une météorite, un monstre engloutit dans une cavité et endormit pour sa survie. Deux jeunes femmes curieuses (faut imaginer les nunuches plantureuses et coconnes 'dsl pour vous mesdemoiselles là c'est le narrateur qui vous plombe XD') des étudiantes en recherche de trésor et de vérité... La suite... dans notre film. Réalisé par daubé studio.

Herrrm!! Donc nos deux charmantes demoiselles en t-shirt mouillé, s'ébattent dans les eaux sans appeler au secours le maître nageur huilé resté sur le bord de la plage et qui... (plantage de rp)
Donc nageant dans les eaux sombres et froides du lac souterrain, dans le silence et l'angoisse, Tari mouille le briquet... Désormais, inutilisable, les demoiselles nagent à l'aveuglette... quelle idée.
Vous continuez en espérant que vous nagez droit et que vous retrouverez en suite le tremplin que vous avez laissé derrière vous... A supposé qu'en face de ce tremplin, il y en est un autre pour vous accueillir? J'espère que la fatigue n'est pas encore trop présente parce que vous risqueriez de vous tuer à nager pour retrouver la sortie.......

Franchement... vous êtes trèèès mal partie. Et qu'on ne vienne pas dire que le narrateur vous en veut parce que là, vous seriez déjà dévorée par la créature du cliché américain... Un truc à la cloverfield?
Heureusement pour vous, j'ai le scénario de secours qui va vraiment vous sauver la mise. (j'exige le sacrifice d'une vierge pour ça!! -sors)

Les demoiselles s'avancent encore... sentant quelques ondes sous leurs pieds mais sans jamais voir ce qui sous elles se trame. Kin, sera la première à butter contre la parois en face de celles qu'elles avaient toutes deux quittées.
Elles y remonteront très certainement, puisque cette onde sous elles est bien plus qu'inquiétante.....

Devant elles à quelques pas, un mur. Mais ce mur ne ressemble pas aux parois de tantôt... il est de roche taillée. Si leurs petits doigts humides se balladent contre ce mur, Tari ou Kin pourra toucher un petit trou, pas plus gros qu'une noisette et à mi poitrine...
Un creux qu'il ne se trouve nul par ailleurs.

Et maintenant qu'est-ce qu'on fait?

à suivre...

...~oOo~...

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Chapitre 4

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